Publié le : 3rd mai 2021
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La corruption et le pillage sont une cause majeure de la pauvreté.

CSDHI – Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et les Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI / MEK Iran) ont indiqué qu’au cours des 42 dernières années, malgré les énormes revenus pétroliers du pays, la situation des travailleurs s’est détériorée. En effet, la grande majorité d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté.

Les revenus du pétrole : 82 milliards d’euros par an

Lorsqu’elle n’était pas soumise à des sanctions internationales, la rente pétrolière rapportait en moyenne 82 milliards d’euros par an grâce aux exportations.

Cette énorme quantité de revenus était suffisante pour changer la vie des travailleurs et le bien-être public, l’éducation et la modernisation des infrastructures de l’Iran. Mais au lieu de cela, les mollahs l’ont utilisée pour s’ingérer dans les pays voisins et le terrorisme.

Le système mafieux en Iran a réduit les revenus de la population. L’impression de monnaie fiduciaire et l’augmentation des liquidités ont eu un impact direct. Notamment, sur la vie des travailleurs. Nous entendons cet effet quotidiennement dans les slogans de protestation : « Qu’est-il arrivé à la loi d’ajustement ? Tout n’était que mensonge et tromperie », « Le coût de la vie est calculé en dollars, nos salaires sont payés en rials. »

Selon les médias officiels, le montant des liquidités du pays en 2014 était d’environ 782 000 milliards de tomans. (Le quotidien officiel Shargh, 23 mai 2020). Et soudainement à la fin de ce mois (mai 2021), il a atteint un montant de 2651 trillions de tomans.

Les salaires des travailleurs représentent un quart du seuil de pauvreté

Cette augmentation considérable touche particulièrement les travailleurs. Les salaires de ces derniers sont souvent restés stables ou ont légèrement changé. A condition qu’ils soient payés à temps et pas avec du retard, pendant des mois.

Le 13 mars 2021, le Conseil suprême du travail a annoncé qu’au cours l’année, 39 % seraient ajoutés aux salaires des travailleurs. Le salaire minimum des travailleurs l’année prochaine sera de 2,656 millions de tomans. Cela représentera, avec les autres éléments de salaire, plus de 4 millions de tomans. » Mais cela ne s’est pas produit. (Site Internet officiel Rahborde Moaser, 13 mars 2021)

Cependant, l’agence de presse officielle IMNA a écrit à propos du seuil de pauvreté : « De nombreuses études ont montré que le seuil de pauvreté à Téhéran a atteint 10 millions de tomans. » Elle a ajouté : « Il n’est absolument pas possible d’annoncer le seuil de pauvreté dans notre pays. En effet, la question des moyens de subsistance ou du seuil de pauvreté est liée aux biens de base qui font partie du panier de dépenses. Et nous sommes toujours confrontés aux fluctuations du taux de change des biens dont une famille a besoin pour vivre. » Les estimations montrent que les salaires des travailleurs représentent un quart du seuil de pauvreté.

14 000 éboueurs à Téhéran

« Il y a 14 000 éboueurs à Téhéran, dont 4 600 sont des enfants. Il y a un demi-million d’enfants travailleurs en Iran. S’ils ne travaillent pas et ne descendent pas dans la rue, le cours naturel de leur vie va tomber dans une crise profonde. » (Mostaghel, 10 mai 2020)

« La richesse de toutes les institutions économiques de la « Maison du Velayat-e-Faghih » (le guide suprême iranien Ali Khamenei) est équivalente à un trillion de dollars. Le bénéfice de 10% de cette richesse est de cent milliards de dollars. » (Mostaghel, 1er juin 2020)

La formation des crises sociales

L’augmentation des problèmes sociaux et économiques a mis la société iranienne dans un coin qui, si elle est acculée, pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le régime. « La formation de crises sociales dans le pays est prévisible. Mais leurs conséquences pour le système et le pays sont imprévisibles. Nous devrions donc être très réceptifs », écrit Iran daily, le journal officiel du gouvernement.

« De nos jours, les gens sont fatigués des luttes politiques. Ce sentiment d’abandon au milieu des crises et des catastrophes entraînera une frustration accompagnée de colère, ce qui n’aura pas d’effet positif », a averti le quotidien Ebtekar.

Source : Stop au Fondamentalisme