Publié le : 11th mai 2021

manifestations-iran

CSDHI – Les manifestations d’Iraniens issus de toutes les classes sociales, de tous les secteurs d’emploi et de toutes les tranches d’âge se poursuivent dans tout l’Iran.

Les Iraniens sont indignés

La population iranienne est indignée par l’incapacité générale des autorités à améliorer le sort de la population et  les problèmes liés à la pandémie de la Covid-19.

Rien que le dimanche 9 mai, il y a eu au moins trois grandes manifestations. Toutes portaient sur des demandes très simples qui ne devraient pas demander beaucoup d’efforts pour être satisfaites.

Les retraités de l’Organisation de la sécurité sociale ont organisé des manifestations nationales dans une douzaine de villes. Ils exigent que les autorités réajustent leurs pensions en fonction de l’inflation. Ils organisent des manifestations – parfois deux fois par semaine – depuis quelques mois. Les retraités dénoncent la corruption des autorités et leur incapacité à répondre à leurs besoins.

Les Iraniens scandent des slogans contre le régime

« Le travailleur emprisonné doit être libéré »

« Nous ne voterons plus, nous avons entendu trop de mensonges ».

« Nous souffrons d’injustice et de la Covid-19, personne ne se soucie de nous »

« Retraités, levez-vous contre l’injustice et l’oppression »

Tandis que les enseignants nouvellement diplômés (« dossiers verts ») se sont rassemblés devant le parlement pour protester contre leur chômage continu et les fausses promesses des officiels en la matière. Avoir un « dossier vert » signifie que les enseignants ont atteint un haut niveau de qualification et de rang académique.

Les étudiants, les enseignants sont au rendez-vous

Les étudiants ont également manifesté dans plus d’une douzaine de villes parce que le gouvernement insiste pour que les étudiants passent des examens en personne, et non en ligne, pendant la pandémie. Les autorités n’ont pas réussi à empêcher ces protestations. Pourtant, elles ont envoyé des SMS de menace aux étudiants et aux parents.

Depuis l’arrivée de la pandémie en Iran en janvier 2020, les autorités s’en sont servies pour étouffer les protestations de la population. Elles ont délibérément omis de supprimer le virus. Cela explique pourquoi le guide suprême Ali Khamenei a qualifié le coronavirus de « bénédiction. » Rappelons-nous que la pandémie est survenue peu de temps après les manifestations de novembre 2019 qui ont ébranlé le régime. Par conséquent, il n’est pas surprenant que les mollahs aient saisi cette occasion pour empêcher les gens de se rassembler.

De plus en plus d’Iraniens rejoignent chaque jour les manifestations

Malgré tous les efforts des mollahs, les protestations se sont multipliées au cours des quatre derniers mois, tant en termes de taille que d’ampleur. De plus en plus de secteurs se manifestent chaque semaine. Il y a des investisseurs escroqués, des travailleurs, des parents. Il n’y a aucun signe de ralentissement à l’avenir.

La Résistance iranienne a écrit : « Khamenei et son régime sont témoins de ces protestations qui s’intensifient. Mais ils ne peuvent pas les opprimer complètement. En effet, cela intensifierait les protestations en raison de l’explosivité de la société. Le régime ne peut pas non plus refuser d’opprimer ces protestations, car elles se propageraient rapidement. L’impasse dans laquelle se trouve le régime face à ces protestations a provoqué la poursuite et l’intensification des protestations. »

Mise à jour

Mardi 11 mai, un groupe d’enseignants de la province de Fars s’est rassemblé devant la Direction générale de l’éducation de Fars. Ils protestaient contre les demandes non satisfaites des éducateurs. Et en ligne avec eux, les enseignants de Zarrinshahr, Ispahan, ont protesté devant la Direction générale de l’éducation pour les demandes des éducateurs. Ces enseignants veulent la mise en œuvre complète du système de classement.

Et les élèves d’Izeh se sont rassemblés devant le département d’éducation de la ville. Ils protestaient contre la tenue d’examens en personne. Les étudiants de Shiraz ont également protesté contre la tenue d’examens de fin d’année à la suite de la pandémie du coronavirus. Ces manifestations se poursuivent depuis plusieurs jours.

Source : Iran Focus (site anglais)