conference paris sf 750CSDHI - Un article du 7 septembre écrit par Fayçal Benhassain dans CNS News écrit que le guide suprême de l'Iran, et un ancien président iranien sont accusés d'implication dans des exécutions massives de dissidents emprisonnés, il y a près de trente ans.

Dans une conférence de presse tenue mardi à Paris, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a rendu publics les noms des responsables du gouvernement et d'autres individus majeurs impliqués dans le massacre. Ils ont dit que le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et l'ancien président Hachemi Rafsandjani ont été impliqués dans les massacres.

Le mois dernier, Ahmad Montazeri, fils de l'éminent ayatollah Hossein Ali Montazeri, a publié un enregistrement audio d'une rencontre entre son père et les membres d'une « commission de la mort ».On entend Montazeri critiquer les exécutions commises en 1988, sous « le mandat » de l'ayatollah Khomeiny. "Tuer est la mauvaise façon de résister aux idées, dit-il. C'est à mon avis le plus grand crime commis pendant la révolution islamique pour laquelle l'histoire nous condamnera."

Montazeri devait être le successeur de Khomeiny jusqu'à ce qu'il suive sa conscience et exprime son opposition. Ainsi donc le poste de guide suprême est revenu à Khamenei et Montazeri a été placé en résidence surveillée jusqu'à sa mort en 2009.

Mohammad Mohadessine, président de la commission des Aaffaires étrangères du CNRI, a déclaré lors de la conférence que le massacre avait eu lieu principalement dans les semaines qui avaient suivi une fatwa de Khomeiny. "Une commission de la mort a été créée à Téhéran et dans dix provinces iraniennes pour appliquer la fatwa »,a-t-il expliqué. « Jusqu'à présent, seuls les noms des membres de la commission de la mort à Téhéran avaient été révélés, puisque Khomeini en personne les avait nommés. Maintenant, nous avons davantage de noms des membres impliqués dans le massacre et nous les rendons publics ».

Selon Mohadessine, ils ont inclus Khamenei, qui était président et un décideur clé du régime à l'époque, ainsi que Rafsandjani, qui était président du parlement, et qui a servi deux mandats en tant que président. Depuis lors Rafsandjani dirige le Conseil de discernement des intérêts de l'Etat.

Était aussi impliqué, Ali Fallahian, vice-ministre du Renseignement en 1988, et qui est devenu ministre du Renseignement sous la présidence de Rafsandjani. Il siège à l'Assemblée des Experts.

Mostafa Pour-Mohammadi, ministre de la Justice de Rohani, est impliqué dans les « commissions de la mort », selon les informations publiées et corroborées par l'enregistrement audio de Montazeri.

Les partisans de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) étaient les principales cibles des exécutions de masse.Parmi les victimes, on a répertorié 62 femmes enceintes et 789 mineurs, a dit Mohadessine, qui a également déclaré que la résistance iranienne espère que le prochain président des États-Unis entreprendra un changement de politique à l'égard de Téhéran après les révélations sur les exécutions de 1988. « Nous espérons vraiment que l'attitude des États-Unis va changer et que l'administration suivante sera plus déterminée contre le goouvernement de Rohani », a dit Mohadessine. « Le président Obama a mené une politique de modération envers l'Iran, mais cela n'a pas fonctionné."

« Ce régime est plus brutal que les précédents », a allégué Mohadessine. « Jetez un coup d’œil sur son implication dans le Moyen-Orient. Regardez ce qui se passe en Irak, en Syrie et dans d'autres pays dans la région où Téhéran est profondément impliqué ».

L'avocat français du CNRI, Me William Bourdon, a espéré pour sa part que ces révélations pourront attirer l'attention de la communauté internationale. « Il est temps que les Nations Unies commencent, par exemple, par prendre en considération le massacre de 1988 perpétré par le régime iranien », a-t-il dit. « Et la vérité sur ces crimes est désormais connue dans le monde entier ».

« Nous demandons maintenant à la communauté internationale de prendre des mesures contre le régime de Téhéran ». Il estime qu'il existe suffisamment de preuves de l'implication des plus hautes autorités iraniennes.

Source : Stop au fondamentalisme

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