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ImageRadio Orient - Malgré la pression internationale sur le dossier nucléaire, l'Iran connaît une vague de répression sans précédent : Les arrestations, la torture mais aussi les exécution se multiplient. Plus de 200 Iraniens auraient été mis à mort  depuis le début de l'année. La journée internationale contre la peine de mort est aujourd'hui l'occasion d'évoquer cette situation. Je vous propose d'écouter Behzad Naziri, ancien journaliste et réfugié politique en France.


 

Behzad Naziri : Proportionnellement et par rapport à sa population, l'Iran passe même devant la Chine. C'est un pays qui a été qualifié en juin 2007 par Amnesty International comme le dernier bourreau d'enfants. Depuis 1990, l'Iran a exécuté le plus grand nombre d'enfants au monde. Selon Amnesty, 71 adolescents attendent toujours d'être pendus dans les prisons iraniennes.

Les exécutions ont toujours été un moyen, un instrument pour préserver le pouvoir. Mais la particularité qu'on remarque ces derniers mois, c'est une recrudescence très nette du nombre total des exécutions dans les huit mois passés et de 235 prisonniers pendus selon les médias officiels.

Ce qui montre que le nombre des exécutions a doublé par rapport à la période similaire de l'année dernière. On a même atteint des records sinistres de 21 pendaisons publiques dans une même journée, le 5 septembre dernier. Tout cela est en rapport direct avec la situation explosive sur le plan social.

Le régime, pour dissuader ces protestations, applique la peine de mort de façon arbitraire, et surtout le montre sur la place publique, à la télévision d'Etat, les images sont publiées dans la presse officielle, afin de terroriser une société iranienne qui ne veut plus d'une théocratie.