koulbar exécutions iranCSDHI – On déplore la mort d’au moins un porteur transfrontalier et les blessures de cinq autres près de la frontière irano-iranienne, depuis le 23 août 2018, a appris le Centre pour les droits humains en Iran (CDHI).

Les nouvelles des victimes nous parviennent presque un an après la promesse de l’Iran de mettre en œuvre des réformes visant à protéger les droits humains des porteurs transfrontaliers ou « koulbars », en farsi.

Des milliers de koulbars, dans les régions frontalières du nord-ouest de l’Iran, en difficulté économique et peuplées de Kurdes, gagnent des misères en transportant des marchandises sur leur dos à pied ou sur des chevaux et des mules, principalement entre l'Iran et l'Irak. Les hommes, qui n'ont pas de permis de travail, sont souvent pris pour cibles par les gardes-frontières iraniens lorsqu'ils tentent d'éviter les points de contrôle douaniers.

Récemment, de nombreux hommes, qui ne sont pas légalement autorisés à travailler comme koulbars, ont été contraints de parcourir des routes jonchées de mines au sol pour éviter d'être attaqués par les gardes-frontières iraniens qui subissent de plus en plus d'attaques de la part des militants kurdes.

« Les affrontements entre les groupes kurdes et les pasdarans sont devenus plus fréquents et, par conséquent, de nombreux sentiers traditionnels ont été fermés », a déclaré une source de la province iranienne du Kurdistan. « Les chemins restants sont complètement minés et plus difficiles à parcourir ».

La source a requis l'anonymat parce que les autorités iraniennes ont poursuivi des personnes pour avoir parlé à des médias étrangers sur des questions relatives aux droits humains.

« Le 23 août, un koulbar a été blessé par balle et, le lendemain, au moins quatre koulbars ont marché sur une mine à Marivan « ville de la province du Kurdistan), en tuant un des leurs », a ajouté la source.

L’incident a entraîné la mort d’un koulbar et trois autres ont été blessés, selon l’agence de presse iranienne officielle, ILNA.

Le 27 août, le Centre de la démocratie et des droits de l'homme au Kurdistan (CDHRK), un groupe de défense des droits humains, basé en Iran, a dévoilé les noms de six victimes depuis le 23 août : décès de Nasser Banouj et blessures de « Mansour, fils de Majid », « Eghbal, le fils d'Ahmad » et « Ebrahim, le fils de Mohammad » lors de l’explosion de mines, en plus des blessures infligées à Osman Ghadimi et Ayoub Nikzad par des balles tirées par les gardes-frontières.

Selon le CDHRK, entre le 23 juillet et le 22 août, 17 koulbars ont été blessés ou tués par des explosions de mines ou des balles tirées par des gardes-frontières.

 

Source : Centre pour les droits de l'homme en Iran

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