40 ans de crime contre humanité iranCSDHI - Depuis qu'il a pris le pouvoir en 1979, le régime iranien a commis de nombreux crimes contre l'humanité : il a exécuté, tué et torturé des milliers de dissidents politiques et d'Iraniens ordinaires qui ont osé contester son autorité.

La torture et les autres mauvais traitements ont été généralisés et commis en toute impunité. Des flagellations, des amputations et d’autres peines cruelles ont été infligées.

Au cours des quatre dernières décennies, l’Iran a connu de nombreuses crises sociales dues au régime, soit délibérément, soit du fait de sa mauvaise gestion : pauvreté, toxicomanie, travail des enfants, mendiants, etc.

Ces crises sociales sont à l'origine de nombreuses infractions pénales dans la société. Plutôt que de remédier aux problèmes sociaux et de panser les plaies, la réponse du régime à ces infractions est le châtiment inhumain.

Ces exécutions et punitions fondées sur la charia sont une violation flagrante des droits humains et des conventions internationales signées par le régime iranien.

Le régime iranien qui viole les droits humains, a pour objectif de rester au pouvoir et sans ces peines inhumaines, il aurait disparu depuis longtemps.

En novembre, la troisième commission de l'Assemblée générale des Nations unies a rédigé et adopté un projet de résolution condamnant le régime iranien pour ses violations flagrantes des droits humains.

La résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies a exprimé sa préoccupation devant le mépris persistant du régime iranien à l’égard des normes internationales en matière de justice et de droits humains.

La résolution de l'ONU a également exprimé sa préoccupation sur la fréquence alarmante du recours à la peine de mort en Iran, en particulier contre les mineurs, sur « le recours généralisé et systématique à la détention arbitraire », sur les mauvaises conditions de détention, notamment « le refus délibéré des prisonniers d'accéder à un traitement médical adéquat » et les cas de « morts suspectes en détention ».

Exécutions

Depuis son accession au pouvoir en 1979, la République islamique d’Iran a exécuté, tué et torturé des milliers de dissidents politiques et d’Iraniens ordinaires qui ont osé contester son autorité.

Le régime iranien a utilisé l'exécution comme un outil pour supprimer et réduire au silence une population mécontente dont la majorité vit sous le seuil de pauvreté, est au chômage et est privée de sa liberté d'expression.

L’exécution est un outil qui a aidé le régime iranien à s’emparer du pouvoir.

L'Iran a appliqué la peine de mort pour un grand nombre d'accusations depuis la Révolution de 1979, notamment le trafic de drogue et les infractions religieuses. C'est l'un des quatre pays, avec le Pakistan, l'Arabie saoudite et le Yémen, connu pour avoir exécuté des mineurs délinquants depuis 2013.

L’Iran possède un gouvernement qui exécute ses opposants. Depuis 1981, 120 000 personnes ont été exécutées en Iran pour leur opposition au gouvernement, dont au moins un tiers étaient des femmes. Selon les lois internationales, les femmes enceintes ne doivent pas être exécutées, alors qu'en Iran, au moins 50 femmes enceintes ont été exécutées dans les années 1980.

Exécution de prisonniers politiques

Au cours de l'été 1988, le régime iranien a exécuté sommairement et extrajudiciairement des dizaines de milliers de prisonniers politiques incarcérés dans des prisons iraniennes.

Des enfants âgés d'à peine 13 ans ont été pendus par des grues, six à la fois, dans le cadre d'une purge barbare des prisons iraniennes, qui a duré deux mois, sur la base d’une fatwa émanant de Khomeiny. Cette fatwa condamnait à mort tous les Mojahedin (connus comme opposants du régime iranien), selon Hossein-Ali Montazeri, autrefois, le successeur du Guide suprême de l'Iran.

Peu après la fin de la guerre Iran-Irak en juillet 1988, voici ce qu’on pouvait lire sur la fatwa : « Il est décrété que ceux qui sont emprisonnés dans tout le pays et qui restent fidèles à leur soutien envers les Monafeqin (Mojahedin) font la guerre à Dieu et sont condamné à l'exécution ».

Lors du massacre de 1988, plus de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés. Des documents secrets sortis illégalement d'Iran révèlent qu'en raison du grand nombre de cous à briser, les prisonniers ont été chargés sur des chariots élévateurs par groupes de six et pendus à des grues toutes les demi-heures.

Téhéran n’a jamais admis les massacres ni révélé où se trouvaient les corps ni le sort des milliers de personnes disparues.

Au cours des dernières années, l’Iran a poursuivi sa politique de répression des dissidents en recourant de manière injuste à la peine de mort à l’encontre de centaines de prisonniers politiques, notamment :

Farzad Kamangar, Ali Heidarian, Farhad Vakili et Shirin Alam Holi ont été exécutés par pendaison le 9 mai 2010 dans la prison d'Evine, à Téhéran.

En plus de déclarer les prisonniers politiques kurdes coupables de divers crimes liés à la sécurité nationale, le pouvoir judiciaire a condamné les cinq condamnés à mort après les avoir reconnus coupables du crime de « mohareh » ou d’ « inimitié envers Dieu ».

Les prisonniers avaient toutefois allégué de nombreux cas d'abus et de torture de la part des autorités pénitentiaires à Sanandaj, Kermanshah et Téhéran.

Avant son exécution, Kamangar a écrit une lettre qui est sortie clandestinement de la prison dans lequel il a détaillé les tortures qu’il a subies, y compris les menaces de violences sexuelles.

Ali Saremi, qui avait passé 32 ans de sa vie dans les prisons du Shah et de la République islamique, a été condamné pour « inimitié envers Dieu » en raison de ses liens avec l’OMPI et il a été exécuté à la prison d’Evine en décembre 2010.

Zaniar Moradi, Loghman Moradi et Ramin Hossein Panahi sont trois Kurdes qui ont été pendus en septembre 2018. Leurs procès ont été « manifestement injustes », entachés par « de graves allégations de torture ».

Gholamreza Khosravi Savajani, condamné à mort pour « inimitié envers Dieu » (moharebeh), a été exécuté le 1er juin 2014 dans la prison de Rajaï Chahr à Karaj. Il a été arrêté en 2008 à Rafsanjan, dans la province de Kerman, à cause de son soutien à la chaîne de télévision Sima-ye Azadi (La voix de la liberté) de l’OMPI (Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran).

L'Iran détient le record mondial du nombre d'exécutions par habitant. Selon Amnesty International : « Plus de la moitié (51%) des exécutions enregistrées en 2017 ont eu lieu en Iran ».

Ces exécutions et sanctions fondées sur la charia sont une violation flagrante des droits humains et des conventions internationales signées par le régime iranien.

Torture

Quatre décennies de règne du régime des mollahs en Iran ont fait des milliers de victimes de la torture et des mauvais traitements, et ce, en toute impunité.

Malgré les régimes qui démentent le recours à la torture, celle-ci a été institutionnalisée dans les lois punitives et elle est utilisée par le pouvoir judiciaire ainsi que par les responsables du régime.

Les autorités judiciaires continuent d’imposer et d’exécuter, parfois en public, des peines cruelles et inhumaines équivalant à des actes de torture, tels qu’arracher les yeux, l’amputation et le fouet. Plusieurs condamnations à la lapidation auraient été prononcées et exécutées au cours des dernières décennies.

En outre, les méthodes de torture et les abus en prison couramment rapportés sont les suivants : passage à tabac avec des bâtons et des barres en métal ; des décharges électriques ; des victimes attachées à un poteau par temps froid ou chaud ; des simulacres d'exécution ; interdiction d'accès aux prisonniers malades ; privation de sommeil ; isolement cellulaire prolongé, etc.

Les prisonniers, hommes et femmes, ont également fréquemment signalé des insultes sexuelles et des menaces de viol à leur encontre.

Après les élections contestées de 2009, qui ont entraîné l'arrestation de milliers de manifestants, des centaines de personnes ont été conduites dans le centre de détention peu connu de Kahrizak. C’est là que des informations ont fait état de viols, de sévices sexuels et de tortures infligées à des prisonniers, ce qui lui a valu le surnom de Guananho Bay, en Iran, de la part des manifestants.

Les organisations de défense des droits humains, et en particulier Amnesty International, ont lancé des avertissements constants aux autorités du régime, en faisant des déclarations condamnant la torture et les sévices infligés aux prisonniers.

Les autorités iraniennes n'ont toutefois pas hésité à défendre le recours à la torture au nom de l’islam et de Dieu.

Plus récemment, lors de discours scandaleux, le procureur général du régime iranien, Mohammad Jaffar Montazeri, a souligné que les droits humains n'avaient pas leur place dans la République islamique et il a insisté sur la nécessité de maintenir les règles obsolètes imposées par les mollahs au peuple iranien au nom de l’islam et de Dieu. Parmi ces règles figurent l’énucléation et le fouet.

Montazeri a déclaré : « L’exécution de hudud (punitions religieuses) ne peut être arrêtée. Nous ne pouvons pas céder aux pressions imposées par ceux qui prétendent faussement défendre les droits humains et arrêter le hudud ».

Des dizaines de manifestants, d'activistes et même d'écologistes ont été tués dans des prisons. Certains ont été tués sous la torture, d'autres sont décédés mystérieusement.

Zahra Kazemi, photographe indépendante irano-canadienne, a été violée, torturée et assassinée par des responsables iraniens à la suite de son arrestation en Iran en 2003.

Taraneh Mousavi, 28 ans, arrêtée pour avoir protesté contre les résultats des élections de 2009, est décédée après avoir été abusée sexuellement en détention.

Amir Javadi Far, torturé à mort dans le célèbre centre de détention de Kahrizak pour avoir protesté contre les résultats des élections de 2009.

Sattar Beheshti, blogueur âgé de 35 ans, a été torturé à mort début novembre 2012.

Il a été arrêté chez lui à Robat Karim, au sud-ouest de la capitale iranienne, le 30 octobre, par la cyber police iranienne, pour ce que les autorités ont qualifié d’ « atteinte à la sécurité nationale sur les réseaux sociaux et sur Facebook ».

Saro Ghahremani, arrêté lors des manifestations nationales de décembre 2017, a été tué en prison quelques jours plus tard. Les autorités ont affirmé qu'il avait été abattu lors d'un affrontement armé avec les forces de sécurité.

Sa famille a également contesté la plainte officielle, affirmant qu'il avait été arrêté pendant les manifestations et que son corps portait des traces de torture.

Sina Ghanbari a également été arrêté lors des manifestations nationales de décembre 2017 et tué en prison.

Les responsables ont déclaré qu'il était « toxicomane » sans préciser dans quelle mesure cette affirmation, même si elle était vraie, était pertinente par rapport aux circonstances de son décès. Sa famille a été menacée pour ne pas s’adresser aux médias et aux groupes de défense des droits humains et a été soumise à des pressions pour annuler l’organisation d'une cérémonie commémorative ouverte au public.

Voir le rapport : https://drive.google.com/file/d/1YaFeVVy8l2gAApBM9rz0hTphYdANAPGy/view

Source : Les droits de l’homme en Iran

 

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