majid shoja chef police iranCSDHI - Selon un communiqué de presse publié le 14 mars 2019 par un département de la police locale, trois prisonniers accusés d'avoir tué des agents de police lors de raids antistupéfiants ont été exécutés dans la province du Khorasan Sud, dans l'est de l'Iran.

Selon le communiqué de presse, le chef de la police, Majid Shoja, aurait accusé les trois hommes d'avoir assassiné deux policiers, Mohammad Nayebi et Hadi Kardideh, respectivement en octobre et décembre 2017.

Shoja n'a pas donné la date des exécutions, ni les noms des prisonniers, ni aucun détail sur leurs affaires, mais il a affirmé que les accusés étaient armés et en possession de drogue au moment de leur arrestation.

« Le chef de la police de la province du Khorasan du Sud a déclaré que les trafiquants de drogue et les perturbateurs de l'ordre et de la sécurité publique seraient fermement poursuivis par la justice », a déclaré un rapport de l'agence officielle, ISNA (Islamic Students News Agency) et citée dans le communiqué de presse. « Il a souligné que la police […] ne permettra à aucun lieu de la province d’être un refuge sûr pour ces criminels ».

Partageant des frontières avec l’Afghanistan et le Pakistan, les provinces est du Khorasan du Nord, le Khorasan Razavi, le Khorasan du Sud et le Sistan-Baloutchistan, au sud de l’Iran, sont fréquemment le théâtre d’affrontements entre des trafiquants de drogue et des forces de sécurité officielle.

Souffrant d’une extrême pauvreté, de sous-développement et de chômage, les habitants de la province sont souvent attirés par le trafic de drogue qui afflue en Iran depuis l’Afghanistan et le Pakistan, les pays voisins.

Jusqu'à récemment, l'Iran s’occupait des délits liés au trafic de stupéfiants en infligeant des peines sévères, notamment en appliquant la peine de mort aux condamnations de bas degré.

Après que le Parlement ait entrepris une refonte de la loi sur le trafic de drogue en 2016, les groupes de défense des droits humains ont enregistré une forte baisse du nombre d'exécutions qui auraient été rapportées, de 977 en 2015 selon Amnesty International à 207 entre janvier et octobre 2018, selon l'ONU.

Toutefois, des milliers de condamnés à mort dont les exécutions ont été suspendues alors qu'ils étaient sous le régime de la loi révisée risquent de voir leur peine confirmée.

Selon le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention relative aux droits de l'enfant, il est illégal d'exécuter quelqu'un pour des infractions commises avant l'âge de dix-huit ans. L’Iran est partie aux deux traités mais reste l’un des rares pays à exécuter des mineurs.

Source : Le Centre pour les droits de l’homme en Iran

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