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Nishtman Hossein Panahi IranCSDHI – Comme nous vous l’indiquions dans un article précédent, la sœur du prisonnier politique kurde Ramin Hossein Panahi, qui a été exécuté en septembre 2018, a été convoquée par le service du renseignement de Sanandaj et interrogée le 29 avril 2019.

Parwaneh Hossein Panahi aurait été convoquée parce qu'elle tentait de découvrir le lieu d'inhumation de son frère. Les agents du service de renseignement l'ont menacée pour qu'elle cesse de chercher la tombe de son frère.

Dans cette histoire familiale terrible, n’oublions pas que Nishtman, la fille de Parwaneh Hossein Panahi, âgée de 25 ans, s'est suicidée le 1er mai 2018 après une intense campagne de peur et d'intimidation lancée contre sa famille par le service du renseignement de Sanandaj et après avoir appris que son oncle était sur le point d'être exécuté.

Elle avait été convoquée à de nombreuses reprises dans les locaux du ministère du renseignement et des pasdarans à Sanandaj pour coopérer avec eux contre sa propre famille.

Ils ont convoqué son mari et l'ont forcé à divorcer avec Nishtman. Mais le couple a refusé de coopérer avec le département du renseignement. Le mari de Nishtman, Ahmad Hossein Panahi, purge une peine de cinq ans de prison.

Nishtiman Hossein Panahi (à gauche) s’est suicidé le 2 mai après avoir été harcelé par des agents du ministère du renseignement iranien et les pasdarans.

Le département du renseignement de Sanandaj a également fait pression sur la famille de Hossein Panahi pour qu’elle s’abstienne de diffuser ces informations et se taise au sujet des funérailles de Nishtman.

Le prisonnier politique kurde Ramin Hossein Panahi, 24 ans, a été exécuté le 8 septembre 2018 avec deux autres prisonniers politiques, Zaniar Moradi, 30 ans, et Loghman Moradi, 32 ans, sans avoir dit au revoir à sa famille. Ils ont été enterrés dans le secret.

Les trois prisonniers politiques étaient en grève de la faim sèche depuis plusieurs jours avant leur exécution.

Agnes Callamard, Rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions arbitraires, et Javaid Rehman, Rapporteue spécial des Nations unies sur les droits humains en Iran, ont demandé aux autorités iraniennes d'arrêter « immédiatement » ces exécutions et d'annuler les trois condamnations à la peine de mort, en raison de préoccupations crédibles selon lesquelles ils n’avaient pas eu de procès équitable et qu'ils avaient été torturés pour faire de faux aveux.

Source : Les droits de l’homme en Iran