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exécution femme iranCSDHI - Une jeune femme, qui a pu être identifiée grâce à ce seul nom, Soudabeh, a été exécutée le 26 octobre 2018, a rapporté jeudi l'agence de presse iranienne ROKNA.

On ignore dans quelle ville et dans quelle prison l'exécution a eu lieu.
Elle était emprisonnée depuis 12 ans dans le quartier des condamnés à mort pour homicide volontaire.
C’est la 88ème femme qui a été pendue durant le mandat de Hassan Rouhani en tant que président des mollahs.
L’Iran est le seul pays au monde où des milliers de femmes ont été exécutées ou torturées pour s’être opposées au régime.
De plus en plus de femmes dans le couloir de la mort.
Des dizaines de femmes sont sous le coup d'une condamnation à mort en Iran, dont la plupart ont commis un meurtre en légitime défense car elles étaient victimes de violence domestique.
Les noms des huit femmes incarcérées dans le quartier des condamnées à mort de la prison centrale d'Oroumieh sont les suivants :

Chenar Salehi,
Yasna Sadeqi,
Arasteh Ranjbar,
Nazdar Vatankhah,
Tahmineh Danesh,
Farideh Hassanpour,
Shelir Khosravi,
Somayeh Ebrahimzadeh.

Onze autres femmes condamnées à mort sont incarcérées dans la prison de Varamin, à Qarchak. Les noms des onze femmes et la durée de leur détention en prison sont les suivants :

Azam Maleki, 8 ans, accusée du meurtre de son beau-frère et de son neveu
Narjes Tabaii, 3 ans, accusée du meurtre de la seconde épouse de son mari
Fereshteh Shirazi, 5 ans, accusée du meurtre de sa belle-mère (soeur d'Assadollah
Lajevardi, le gardien infâme connu sous le nom du « boucher de la prison d'Evine »)
Tahereh Noori, 12 ans, accusée du meurtre de son mari
Roya Amirian, 14 ans, accusée du meurtre d'un homme qui l’a harcelée dans la rue
Mahtab Shafii, 3 ans, accusée du meurtre de son mari et de sa belle-mère
Mahboubeh Rasouli, 7 ans, accusée du meurtre de sa belle-mère
Mahnaz Agahi, 7 ans, accusée du meurtre de son mari
Soghra Eftekhari, 10 ans, accusée d’homicide lors d’une bagarre
Eshrat Nazari, 6 ans, accusée du meurtre de son mari
Samira Sabziyan.

En vertu des lois du régime iranien, la femme et la victime qui s'est défendue doivent faire face à des procès et à des représailles.

Alors que la communauté internationale a adopté la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Istanbul, 11 mai 2011) afin de protéger les femmes victimes de violence, et tandis que la plupart des pays s'efforcent d'aider les femmes victimes de violence et de les protéger contre la peine de mort, le régime iranien ne protège pas les droits des femmes victimes de violence, car la misogynie a été institutionnalisée dans les lois du pays et le gouvernement va dans la direction opposée.
En raison de la situation des onze femmes emprisonnées dans le quartier des condamnées à mort à Qarchak, nous appelons les organisations internationales de défense des droits humains à agir pour enquêter sur les injustices commises par le système judiciaire iranien et sur les conditions carcérales inhumaines. La nécessité d'abolir la peine de mort en Iran est soulignée.

Source : Les droits de l’homme en Iran