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Danial Zeinulabedin mineur délinquant condamné mort iranCSDHI - Le jeune Danial Zeinulabedin, condamné à mort alors qu’il avait moins de 18 ans, risque d'être exécuté par le régime d'Iran.

Des informations en provenance d’Iran indiquent que son exécution aura lieu peu après la fin du mois du Ramadan musulman.

Selon une déclaration de l’Organisation iranienne des droits de l’homme (IHR), datée du mardi 28 mai, un proche parent de Danial Zeinulabedin a révélé que des sources non officielles avaient informé la famille du prisonnier qu’il serait exécuté après le mois sacré du Ramadan.

La source a confié à IHR : « En raison des pressions psychologiques, Danial souffre de graves problèmes de santé mentale et a perdu le contrôle. Il s'est infligé des blessures sur tout le corps.

Danial Zeinolabedini est un jeune délinquant dont la peine de mort a été confirmée par la cour suprême iranienne. Danial est né le 9 août 2000. Il aurait commis le meurtre, le 22 septembre 2017, à l'âge de 17 ans. Selon ses proches, il n'a pas commis le meurtre et il est innocent.

Danial était avec trois autres personnes accusées du meurtre d’un homme qui s’appelait Sadegh Barmaki.

L’Iran fait partie des cinq pays connus, depuis 2013, pour avoir procédé à l’exécution de personnes qui étaient des mineurs au moment de leur crime.

Le code pénal iranien, tel que modifié en 2013, interdit l'exécution d'enfants délinquants pour certaines catégories de crimes, y compris les infractions liées à la drogue. Pour les autres crimes graves, l'article 91 du code pénal modifié autorise les juges à exercer leur pouvoir discrétionnaire et à ne pas prononcer la peine de mort contre un enfant qui n'a pas été en mesure de comprendre la nature et les conséquences du crime commis à l'époque.

La loi modifiée permet également aux tribunaux de s’appuyer sur « l’avis du médecin légiste ou sur tout autre moyen qu’il juge approprié » pour établir si un prévenu comprend les conséquences de son acte.

Cependant, les tribunaux iraniens ont continué à condamner des mineurs à mort après l'entrée en vigueur de ces amendements. Rien qu'en 2018, l'Iran a exécuté sept personnes pour des crimes qu'ils auraient commis dans leur enfance.

Source : Les droits de l’homme en Iran