Pin It

pendaison iranCSDHI - Jamal Haji Zavareii a été exécuté, par pendaison, le vendredi 21 juin dans un lieu inconnu de Téhéran.

Jamal Haji Zavareii, 47 ans, ancien employé de la société aérospatiale des pasdarans, avait été arrêté le 5 septembre 2017 avec son épouse, Leila Tajik et accusé « d'espionnage pour un État ennemi ».

Avant son exécution, Jamal Haji Zavareii était détenu dans l'une des pasdarans (IRGC), un lieu appelé « cellule de mort ».

Il a été interrogé longtemps et a été gravement torturé selon diverses méthodes, notamment au moyen de décharges électriques.

Leila Tajik est condamnée à 15 ans d'emprisonnement et elle est actuellement incarcérée à la prison de Kachouii à Karaj. Elle a deux adolescents et elle a été menacée à plusieurs reprises de leur arrestation.

Le couple n'a pas été autorisé à avoir l’avocat de leur choix au cours de leurs procédures judiciaires.

Leila Tajik est atteinte de polyarthrite rhumatoïde et n'a pas accès à un traitement médical approprié en prison.

Autres exécutions effectuées récemment

Les exécutions de cinq détenus, dont une femme, ont été mises en application, le 19 juin 2019. Trois autres détenus ont été pendus à la prison de Gohardasht à Karaj le 12 juin 2019. Un autre condamné a été pendu à la prison d'Ardabil. Un homme marié et père de trois enfants a été pendu dans la prison de Gorgan, le 9 juin 2019.

Selon le rapport annuel 2018 d'Iran HRM, au moins 285 personnes ont été exécutées en 2018, dont 11 en public. Sur les285 personnes exécutées, il y avait 10 prisonniers politiques et au moins 4 femmes. Six individus ont été exécutés pour des infractions commises alors qu’ils étaient mineurs.

La peine de mort a permis au régime iranien de se maintenir au pouvoir. Le régime iranien utilise les exécutions pour faire taire un public mécontent dont la majorité vit en dessous du seuil de pauvreté, est au chômage et privée de sa liberté d'expression.

Source : Les droits de l’homme en Iran