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pendaison iranCSDHI - Selon les données recueillies à partir de la presse officielle en Iran, des défenseurs des droits humains et leurs sites, ou de sources privées, depuis le début de 2019, plus de 99 exécutions ont eu lieu en Iran.

Néanmoins, les chiffres réels sont nettement plus élevés, car la plupart des exécutions en Iran se passent dans le plus grand secret.

Sur les 99 personnes exécutées depuis janvier, 97 étaient des hommes et 2 des femmes. Huit ont été exécutées en public.

Ces exécutions sont contraires au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

En 2019, au moins trois personnes en Iran ont été exécutées pour des délits commis alors qu'elles avaient moins de 18 ans.

Dans une violation odieuse des droits humains, des responsables iraniens ont fouetté et exécuté en secret deux cousins ​​âgés de 17 ans en avril. Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat avaient 15 ans quand ils ont été reconnus coupables de viol en 2017, et leur procès a été qualifié d’inéquitable par les ONG de défense des droits humains.

Ils auraient été transférés d'un établissement pour mineurs à la prison de Chiraz un jour avant leur pendaison. Les autorités iraniennes n’avaient informé ni les familles ni les avocats qu’ils étaient condamnés à mort.

Les familles n’ont appris la nouvelle qu’un jour plus tard, après avoir reçu des appels téléphoniques de la médecine légale.

Selon Amnesty International, les traces de coups de fouet laissées sur les corps indiquaient qu'ils avaient été fouettés avant leur pendaison.

Le régime en Iran a également condamné à mort d’autres personnes pour une conduite qui ne constituait pas une infraction délictueuse reconnue par la loi, comme «la guerre à Dieu » et «la corruption sur Terre ».

Dans une affaire récente, le système judiciaire en Iran a condamné à mort un homme affilié à l’opposition démocratique, les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).

Abdullah Ghassempour, 34 ans, avait été arrêté le 21 mai 2018 pour avoir mis le feu à la devanture d’une base de la cruelle milice du Bassidj, avoir filmé l'événement et l'avoir envoyé aux médias de l’OMPI. Le sinistre juge Mohammad Moghiseh a condamné Ghassempour à la peine capitale, avec auparavant de huit ans de prison, pour « guerre contre Dieu », « rassemblement et collusion » et « appartenance à l’OMPI ».

Le régime en Iran est le principal bourreau au monde. Il détient également le record d’exécutions d’opposants, de femmes et de mineurs. 88 femmes ont été pendues sous la présidence de Rohani.

Le régime iranien utilise l'exécution comme un outil pour réprimer et réduire au silence un peuple mécontent dont la majorité vit sous le seuil de pauvreté et souffre du chômage.

Au cours de l'été 1988, le régime iranien a massacré 30 000 prisonniers politiques. Le crime contre l’humanité a été commis sur une fatwa, décret religieux, de Khomeiny, publiée le 26 juillet 1988.

Khomeiny avait décrété : « Quiconque, à quelque stade que ce soit, continue d'appartenir au Hypocrites (terme péjoratif du régime pour l’OMPI) doit être exécuté. Annihilez immédiatement les ennemis de l'islam. » Il avait ajouté : « Ceux qui sont dans des prisons à travers le pays et qui soutiennent fermement l'OMPI, font la guerre à Dieu et sont condamnés à être exécutés. Il est naïf de faire preuve de miséricorde envers ceux qui font la guerre à Dieu ».

Le régime iranien n'a jamais reconnu ces exécutions ni fourni d'informations sur le nombre de prisonniers tués.

La majorité des personnes exécutées purgeaient une peine de prison pour leurs activités politiques ou avaient déjà achevé leur peine mais n’avaient pas été libérées.

Certains avaient été libérés mais ont été à nouveau arrêtés pour être exécutés pendant le massacre.

À la fin de l’automne 1988, quelque 30 000 prisonniers politiques, dans leur immense majorité des militants des Moudjahidine du peuple d’Iran, avaient été massacrés et enterrés dans des fosses communes à travers le pays. Les parents n’ont jamais su où ont été ensevelis les leurs.

Source : Les droits de l’homme en Iran