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pendaison grue camouflée iranCSDHI - Le 28 aout 2019, deux jours après le G7 à Biarritz, ville qui a abrité des négociations avec le ministre des affaires étrangères des mollahs Javad Zarif, le régime en Iran gonflé à bloc pendait en public à une grue un homme à Kazeroun.

Le même jour une exécution collective de 8 personnes se déroulait à Karaj. Neuf pendaisons au retour du G7. L’impunité, le moteur des mollahs.

Quand Zarif avait débarqué à Paris juste avant le G7, il arrivait avec 80 exécutions en 80 jours. Il est fort regrettable que les violations systématiques des droits humains et la fin des exécutions n’aient pas figuré au menu des négociations. Elles ne figurent sans doute pas non plus dans les coups de fil et les rencontres qui se multiplient avec le champion du monde des exécutions et le parrain international du terrorisme d’Etat … qui a touché la France en juin 2018.

Par contre l’option « silence et yeux fermés » a de nouveau été cochée, sous le prétexte en or d’un accord nucléaire métastasé et de « risques de guerre » dans un Moyen-Orient mis à feu et à sang par les mollahs.

Cependant un détail nouveau est intervenu. A Kazeroun, ville rebelle, l’exécution publique d’un homme épris de justice, Reza Derakhshandeh, s’est déroulée avec une grue dont le bras a été soigneusement recouvert pour que le nom du fabriquant ne puisse paraitre.

C’est qu’après une campagne des défenseurs des droits humains, un fabriquant de grues japonais avait protesté officiellement auprès du régime iranien pour lui demander de ne pas utiliser ses équipements pour exécuter des prisonniers. Le régime a donc préféré camoufler le bras potence de la grue avant de procéder à cette exécution barbare qui visait à renforcer le climat de terreur dans cette ville. Kazeroun avait connu un soulèvement général il y a deux ans, dans le sillage des révoltes de centaines de villes à travers l’Iran.

Derakhshandeh avait abattu le 29 mai l’imam du vendredi de Kazeroun, un mollah criminel haï de tous. Il a été jugé et pendu en l’espace de trois mois.

Cet homme de 47 ans avait déclaré avoir puni l’imam du vendredi parce qu’il volait les pauvres de Kazeroun. Il n’avait aucun casier judiciaire et a affirmé avoir sacrifié sa vie pour le bien-être de “ceux qui n’ont rien à manger le soir venu” et ceux “qui ne peuvent pas rembourser leurs emprunts”, car les salaires ne sont pas versés pendant des mois et des mois. Il avait ajouté : « J’ai entendu et j’ai vu ces cas d’injustice. Des centaines de cas. J’ai vu ces crimes. Je ne suis pas un criminel. C’est la première fois. Mes amis me connaissent. Je ne suis pas un criminel. »