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jeune adolescent baloutche iranCSDHI - Le 1er octobre 2019, les forces de sécurité iraniennes ont tué un jeune Baloutche dans la province du Sistan-Balouchistan (ville de Savaran) après avoir ouvert le feu sur son véhicule.

Le jeune homme, Meysam Nodratzehi, 18 ans, transportait de l'essence pour gagner de l'argent et vivre.

Le transport de carburant est devenu un travail populaire au Sistan-Balouchistan en raison de la pauvreté. Principalement peuplé de sunnites, le Sistan-Balouchistan est l’une des provinces les plus défavorisées et réprimées d’Iran.

Nodratzehi fait partie des nombreux jeunes iraniens qui ont eu recours à des emplois exhaustifs et dangereux, tels que le transport de carburant pour pouvoir joindre les deux bouts. Les prix élevés, la pauvreté et le chômage ont forcé de nombreux Iraniens à occuper ces emplois non officiels.

Les transporteurs de carburant sont souvent la cible des forces de sécurité du régime iranien et beaucoup d’entre eux sont blessés ou meurent des suites des attaques des pasdarans (IRGC) et des agents frontaliers.

Le comportement du régime envers la minorité ethnique baloutche est particulièrement brutal. L’assassinat de jeunes Baloutches par les forces de sécurité iraniennes est devenu monnaie courante, et les autorités iraniennes ne tiennent personne pour responsables des attaques perpétrées contre des gens qui tentent de faire survivre leurs familles empêtrées dans la pauvreté et la misère. Il n’existe aucun cas où le pouvoir judiciaire iranien aurait répondu aux plaintes de citoyens au sujet d’attaques perpétrées par les forces de sécurité. Cela a encouragé les forces de sécurité du régime à continuer leurs crimes contre les citoyens baloutches, sans craindre d’être tenues pour responsables de leurs actes.

Dans de nombreux cas, le pouvoir judiciaire décrit les victimes des attaques du régime comme des « criminels » sans aucune preuve pour qui justifie leur meurtre, ce qui laisse aux forces de sécurité le le champ libre pour poursuivre leurs crimes. Au cours des derniers mois, le gouverneur de la province du Sistan-Balouchistan a précisé que son gouvernement allait réprimer les transporteurs de carburant et la « contrebande de carburant ».

Fait intéressant, les principaux passeurs de carburant sont les pasdarans, dont les agents assassinent les pauvres porteurs de carburant. Alors que le régime est en train de tirer et de tuer des porteurs dans les provinces frontalières, les pasdarans acheminent quotidiennement de grandes quantités de carburant hors des frontières iraniennes pour contourner les sanctions et financer ses projets de missiles terroristes et balistiques.

Selon d'autres informations, le prisonnier politique Mohammad Saber Malak-Raisi est torturé depuis trois mois à la prison d'Ardabil, dans le nord-ouest de l'Iran. Il a été transféré dans la section de quarantaine de la prison où il a subi de graves tortures. Les prisonniers psychologiquement malades sont généralement détenus dans la section de quarantaine de la prison d’Ardabil.

Malak-Raisi, de la ville de Chabahar, dans la province du Sistan-Balouchistan, au sud-est de l'Iran, a été arrêté par le ministère du renseignement et de la sécurité du régime (MOIS) en 2009, alors qu'il n'avait que 17 ans. Il a été arrêté car les agents du MOIS n'étaient pas en mesure de retrouver et d'arrêter son frère aîné.

Malak-Raisi lui-même a été condamné à 17 ans de prison et à l'exil.

Malak-Raisi est maintenu en exil, à des milliers de kilomètres de sa famille, ce qui rend toute visite de membres de la famille extrêmement difficile. Ses seuls contacts étaient des appels téléphoniques mais les autorités pénitentiaires l’ont privé d’appels réguliers et de retrouvailles avec sa famille. Il a d'abord été placé dans le centre de détention du département du renseignement de Zahedan, dans le sud-est de l'Iran, puis transféré dans la prison de la ville. Après son procès, il a été transféré à Ardabil, dans le nord-ouest de l’Iran.

Dans ses lettres, Malak-Raisi a expliqué de quelle façon il avait été placé en isolement, pendant deux ans, sous la torture et dans des conditions atroces. Plusieurs années après le prononcé de sa peine, Malak-Raisi continue de signaler de nombreux cas de violation des droits humains alors qu'il est derrière les barreaux.

Source : Stop au Fondamentalisme