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penddaison iranCSDHI - Le régime des mollahs a pendu, mercredi 2 octobre, quatre prisonniers dans la prison de Gohardasht à Karaj. Les noms des prisonniers exécutés sont Hassan Roshan, Mohammad Reza Ghanbari, Hamid Sheikhi et Mohsen.

Il y a quelques jours, les agents pénitenciers ont transféré six prisonniers en isolement cellulaire, une mesure imposée par le gouvernement avant les exécutions.

Plus tôt dans la semaine, le régime iranien a exécuté un prisonnier nommé Razgar Zandi dans la prison de Sanandaj. Razgar était incarcéré depuis quatre ans.

Dimanche dernier, le 29 septembre, Asghar Zamani, un détenu de la prison de Mashhad, est décédé parce que les autorités de la prison s’étaient opposées à ce qu’il reçoive des soins médicaux. Asghar souffrait de drépanocytose. Il était dans un état de santé critique, parce les autorités le privaient de soins médicaux. Il est décédé dimanche soir dans les toilettes. Il a été découvert le lendemain matin et son corps, sans vie, a été transféré au centre médical de la prison.

La semaine dernière, le gouvernement a exécuté 10 prisonniers dans différentes villes du pays. Pendant ce temps, Hassan Rohani, président du régime, était à New York pour la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies et parlait de la promotion de la paix dans la région.

Les organisations de défense des droits humains se sont déclarées préoccupées par le nombre d'exécutions et de violations des droits humains en Iran. Durant le mandat de Rohani, qui se présente comme un dirigeant « modéré », plus de 3 800 personnes ont été exécutées, dont 95 femmes. Le régime iranien est le détenteur du record d’exécutions par habitant. L’Iran a également le pire bilan mondial en matière d’exécution de mineurs délinquants.

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a appelé à une politique internationale de fermeté à l’égard du dossier des droits humains du régime iranien. Des dignitaires de différents pays ont demandé à leurs gouvernements de baser toutes leurs discussions et négociations avec Téhéran sur l'amélioration de la situation des droits humains en Iran.

Quatre prisonniers ont été exécutés le 2 octobre dans la prison de Gohardasht, Karaj, Iran. Les 25 et 26 septembre, alors que Rohani assistait à l'Assemblée générale des Nations Unies, 10 autres prisonniers avaient été exécutés. Les mollahs s’effondreraient s’ils arrêtaient leur machine à tuer pendant un jour seulement, a déclaré Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi) le 3 octobre 2019.

L’exécution par le régime de 30 000 prisonniers politiques en 1988 est également préoccupante, un incident qualifié de crime contre l’humanité. À l’époque, le Guide suprême du régime, Ruhollah Khomeiny, avait ordonné l’exécution de tous les prisonniers ayant un lien avec l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK). Les responsables impliqués dans ce qui est devenu le massacre de 1988 occupent maintenant des positions de pouvoir important au sein du régime.

Source : Stop au Fondamentalisme