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deux prisonniers exécutés iranCSDHI - Selon le site Internet de l'Organisation iranienne des Moudjahidine du peuple (OMPI / MEK), les autorités pénitentiaires de Rasht en Iran ont exécuté un prisonnier condamné à la peine de mort, le jeudi 31 octobre 2019.

Le prisonnier exécuté a été identifié, il s’appelait Mehran Ghorbani. Arrêté en 2014 pour meurtre, il était en prison et attendait dans le couloir de la mort.

Les organismes gouvernementaux et les agences de presse n’ont pas annoncé cette exécution.

Les autorités pénitentiaires ont transféré Mehran Ghorbani et un autre prisonnier, Mohsen khojasteh, en isolement cellulaire. L'exécution de Mohsen a été temporairement suspendue et il a été renvoyé dans sa section.

Le même jour, le régime iranien a exécuté un autre prisonnier en public dans la ville de Khomein, dans la province de Markazi.

Plus tôt cette semaine, les autorités iraniennes de la prison centrale de Karaj ont exécuté un détenu, qui était âgé de 16 ans au moment de son crime.

Selon des chiffres publiés, le régime iranien aurait exécuté plus de 4 000 personnes sous la présidence de Hassan Rouhani, qui se présente comme un président modéré. Mais le nombre réel d’exécutions en Iran dépasse de loin ce que les responsables du régime admettent officiellement. Le régime iranien procède à de nombreuses exécutions en secret et en décrit d'autres comme des accidents. L’Iran est également le principal bourreau des enfants et des mineurs délinquants.

Dans son récent compte-rendu à l'Assemblée générale des Nations Unies, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains en Iran, Javaid Rehman, s'est inquiété de la persistance du recours à la peine de mort en Iran, en particulier de l'exécution de mineurs. Selon Rehman, plus de 90 mineurs délinquants sont dans le couloir de la mort dans les prisons iraniennes.

Les autorités iraniennes n'ont jamais répondu aux demandes d'organismes internationaux relatives à la réduction des exécutions ou à l'abolition de la peine de mort. Ils affirment que la peine de mort aide à contrôler et à réduire les crimes dans la société.

Mais les experts des Nations Unies ont maintes fois répété que l’application de la peine de mort n’avait pas permis de réduire la criminalité en Iran.

Selon la résistance iranienne, les mollahs au pouvoir en Iran utilisent la peine de mort comme un outil pour préserver leur emprise sur le pouvoir et réprimer les protestations et les mouvements d’opposition.

Selon Human Rights Monitor, le régime iranien a exécuté au moins 18 personnes en octobre 2019.

Source : Stop au Fondamentalisme