Pin It

massacre prisonniers politiques iranCSDHI – Le journal britannique « Daily Star » a publié de nouveaux détails choquants sur le massacre des 30 000 prisonniers politiques en Iran en 1988, principalement des membres et des sympathisants de l'Organisation iranienne des Moudjahidine du peuple (OMPI, Moudjahidine Khalq ou MEK).

Le Daily Star a également expliqué que les victimes avaient été pendues ou abattues, plusieurs dizaines à la fois, puis que leurs cadavres avaient été jetés dans des fosses communes non marquées à travers le pays.

Le reportage en ligne du 12 novembre a expliqué qu’un nouveau livre du MEK/OMPI a été présenté en conférence par Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Ce livre donne des détails sur les soi-disant commissions de la mort qui ont envoyé des milliers de personnes à la mort après des procès qui n’ont pas permis aux accusés de se défendre.

Le Daily Star Online a écrit : « Le livre « Crime Against Humanity » donne les noms de 5 015 victimes, contient des récits de témoins oculaires du massacre et nomme les membres du régime responsables. »

Personne n'a jamais été traduit en justice pour le massacre des partisans et des membres du MEK/OMPI, mais beaucoup ont été promus. Les trois membres de la Commission de la mort, qui occupent actuellement des postes de haut rang au sein du régime, ont été identifiés par des sources du CNRI. Ce sont:

- Ebrahim Raisi, chef de la justice iranienne, qui a dirigé les arrestations, la torture et les exécutions lors du massacre

- Le conseiller judiciaire, Mostafa Pourmohammadi, qui a prononcé des peines de mort contre tous les prisonniers à Téhéran et à Karaj

- Le ministre de la Justice, Alireza Avai, l'un des principaux procureurs impliqués dans le massacre

L’Iran tente depuis longtemps de dissimuler le massacre, ordonné par le fondateur du régime, Ruhollah Khomeini, et a même emprisonné ou exécuté ceux qui en parlent ou posent des questions à propos de parents qui ont pratiquement disparu de ces prisons. Quiconque parle du massacre est accusé de menacer la sécurité nationale.

Des témoins oculaires parlent de l'horreur du génocide. 33 personnes étaient pendues à la fois dans des « chantiers d'exécution » et les victimes étaient remplacées toutes les demi-heures. Des camions chargés de cadavres qui étaient enlevés et jetés tous les jours. Cela a duré deux semaines d'affilée.

Dans un autre récit, une salle de réunion de l’usine a été transformée en salle d’exécution pour les prisonniers politiques détenus dans la prison de Gohardasht. Des groupes de 10 à 15 prisonniers, les yeux bandés étaient conduits, les mains attachées, sur une estrade et une corde, suspendu au plafond, était placée autour de leur cou. Le directeur de la prison donnait un coup de pied à chaque prisonnier, chacun son tour, pour les jeter hors de l’estrade et les pendre.

Un témoin a expliqué que parfois la chute ne tuait pas les prisonniers et qu'ils étaient toujours en vie le moment venu de les remplacer par les prisonniers suivants. Ensuite, les gardiens saisissaient les pieds du prisonnier et les tiraient vers le bas pour les tuer. Incroyablement, c'étaient les chanceux.

Le témoin oculaire a déclaré : « Dans plusieurs cas, en tirant le corps vers le bas, ils constataient que la victime était toujours en vie.

[Le directeur de la prison] disait alors : « aucun problème » et ordonnait aux gardiens d’amener le prochain groupe de prisonniers sur l’estrade. « La victime sera emmenée dans des fosses communes avec d'autres cadavres et enterrée vivante. »

Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a déclaré au Daily Star : « Les gouvernements occidentaux et les Nations Unies ont fermé les yeux sur ce crime. Après avoir bénéficié de l'impunité pour un crime aussi horrible, le régime a encouragé à répandre ses crimes au Moyen-Orient, et encore actuellement. Ils ont transformé la Syrie en bain de sang et ont alimenté la guerre au Yémen. Au cours des derniers mois, les mollahs et leurs gardiens de la révolution ont attaqué des navires dans les eaux internationales, ainsi que des installations pétrolières et des aéroports situés dans les pays voisins. De toute évidence, ils le font parce qu’ils ne font face à aucune fermeté. »

Elle a ajouté : « Le dossier du massacre de prisonniers politiques doit être soumis au Conseil de sécurité des Nations unies et aux tribunaux internationaux, et les auteurs de ces crimes doivent être traduits en justice. »

Source : Stop au Fondamentalisme