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exécution iranCSDHI - L'Iran commence la nouvelle année 2020, sur le rythme de ses exécutions et tortures habituelles.

Selon des informations d’IHR (Iran Human Rights), au petit matin du mercredi 1er janvier 2020, huit hommes ont été exécutés dans la prison Rajaï Chahr, située dans la ville de Karaj, près de Téhéran, en Iran.

Tous les hommes ont été condamnés à des qisas (rétribution en nature) pour meurtre.

Deux des hommes ont été identifiés : Hossein Gholami, 28 ans et Saman Doosti, 30 ans, tous deux accusés de meurtre.

L'exécution des huit détenus n'a pas été annoncée par les médias et les responsables iraniens jusqu'à présent. (Iran Human Rights – le 1er janvier 2020)

Un homme pendu dans la prison de Zanjan

Un prisonnier a été pendu pour meurtre à la prison de Zanjan le mercredi 25 décembre 2019. Mohammad Ali Aramesh, 35 ans, a été pendu pour meurtre. Il était originaire d'Abhar. L'exécution du prisonnier n'a pas été annoncée par les médias iraniens. (Iran Human Rights, Human Rights Activists in Iran – le 1er janvier 2020)

Un manifestant arrêté meurt de façon suspecte en prison, selon les informations faisant état de la mort de plusieurs manifestants

Au cours des dernières semaines, les utilisateurs des réseaux sociaux iraniens ont partagé des informations choquantes sur la mort suspecte de personnes arrêtées ou portées disparues lors des manifestations de novembre 2019 et retrouvées mortes par la suite.

Des informations indiquent également que certains des prisonniers sont déjà morts sous la torture et que les forces du régime en ont fait « disparaître » d'autres de force.

Dans un cas récent, le 1er janvier, la famille de Behzad Tekieh, un manifestant iranien blessé qui a été arrêté alors qu’il était hospitalisé à Shahriar à Téhéran lors des manifestations iraniennes de novembre, a appris que leur fils s'était suicidé en prison.

L'affaire rappelle la mort de deux manifestants, Vahid Heidari et Sina Ghanbari, arrêtés lors des manifestations nationales de 2018 et qui se seraient suicidés en prison. Leur mort a provoqué l'indignation de la population.
Plus récemment, l'ancien militant étudiant Hamid Nazari, également arrêté lors des manifestations de novembre 2019, est décédé d'une crise cardiaque 24 heures après sa libération. Ses proches ont déclaré qu'il n'avait pas de problèmes cardiaques et il avait déclaré avoir reçu une injection en prison.

Un autre manifestant détenu, Qasem Bavi, qui a également été arrêté lors des manifestations de novembre 2019 dans la ville d'Ahwaz, dans le sud-ouest de la province du Khouzistan, s'est suicidé et est décédé le 13 décembre.

Des informations indiquent que l'homme de 45 ans a été gravement torturé en prison et souffrait de problèmes psychologiques.

Des témoins oculaires disent que Bavi faisait des cauchemars et a raconté les tortures en prison, les coups et les cris des mineurs et des femmes arrêtés, disant qu'il pouvait les entendre, mais à cause de l'obscurité, il ne pouvait rien voir ni personne.

Rappelons-nous que le 15 décembre, le corps torturé d'Ershad Rahmanian, 28 ans, qui avait été arrêté le 17 novembre, a été découvert dans le réservoir du barrage de Garan près de Marivan, dans la province du Kurdistan.

Des témoins oculaires avaient déclaré que des signes de torture étaient visibles sur le corps du jeune homme.

Des agents des services de sécurité et de renseignement ont forcé la famille à dire que Rahmanian s'était suicidé en se jetant dans le réservoir du barrage.

Avant cela, il avait été signalé que cinq corps avaient été retrouvés dans un barrage dans la ville occidentale de Sanandaj, également dans la province du Kurdistan.

Plusieurs récits de prisons iraniennes ont révélé l'utilisation brutale de la torture contre les manifestants arrêtés par le régime, y compris des abus sexuels sur des mineurs.

Quelques personnes libérées sous caution portent également des marques de torture et sont menacées de lourdes peines si jamais elles disent un mot de ce qu’elles ont vu dans les prisons. (Iran HRM – le 2 janvier 2020)