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pendaison Iran CSDHI -  La pendaison de deux prisonniers s'est déroulée dans la matinée du 12 février 2020 à la prison d'Adelabad à Chiraz, en Iran. Ils avaient été condamnés pour des délits de droit commun.

 

Hadi Mahi et Sadeq Akbarpour avaient été arrêtés en 2016 et condamnés à mort. Ils ont été incarcérés pendant ces quatre années dans la prison d'Adelabad.

La nouvelle de la pendaison de ces deux prisonniers n'a pas été annoncée par les médias officiels.

Le recours délibéré par le régime iranien à la pendaison est une source constante de condamnation internationales. Selon plusieurs organismes internationaux indépendants, dont le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits humains en Iran et Amnesty International, l'Iran est classé en première position en matière d'exécutions par habitant, deuxième derrière la Chine en termes de chiffres. L'Iran arrive également en tête du classement des exécutions de mineurs.

Quelques 3 800 personnes, dont des dizaines de mineurs et 105 femmes, ont été exécutées sous le mandat présidentiel de Hassan Rohani.

Au moins 273 exécutions ont été répertoriées en 2019, dont un minimum de six prisonniers politiques, neuf mineurs délinquants et 16 femmes. Au moins 13 exécutions ont eu lieu en public.

Le régime iranien utilise l'exécution comme un instrument de répression et pour faire taire une population mécontente dont la majorité vit sous le seuil de pauvreté, est au chômage et privée de liberté d'expression.

En mars 2019, le Guide suprême du régime, Ali Khamenei, a nommé un ancien juge notoire responsable des exécutions massives à la tête du pouvoir judiciaire pour limiter les troubles sociaux.

Depuis la nomination à la tête du judiciaire en Iran d’Ebrahim Raïssi, membre notoire des terribles « commissions de la mort », qui avaient condamné à mort des milliers de prisonniers politiques durant l’été 1988, au moins 173 personnes ont été exécutées en Iran.

Source : Iran HRM