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prisonnier torturé mort iranCSDHI - Un prisonnier de 34 ans à Saqqez, dans la province du Kurdistan (nord-ouest de l'Iran) est mort des suites des tortures que lui ont infligées les agents carcéraux du régime, dans la prison de Saqqez, selon un groupe de défense des droits de l'homme.

Selon les informations de l'organisation Hengaw pour les droits humains, les agents pénitentiaires ont forcé son père à écrire sur le formulaire de décès que la cause de sa mort était due à la COVID-19 alors qu'il avait été testé négatif pour le virus à son arrivée dans la prison.

Les agents du renseignement ont sévèrement battu Seyed Kamal Hosseini trois jours avant sa mort, le samedi 13 juin.

« Le mercredi 10 juin, des agents de sécurité ont fait une descente au domicile du père de Kamal. Ils ont dénigré Kamal devant sa mère puis ils l'ont arrêté », a déclaré à Hengaw une personne proche de la famille Hosseini.

« Il a été torturé le même jour par deux agents et transféré jeudi à la prison centrale de Saqqez. » La source a indiqué qu'il avait été emmené à l'hôpital Khomeini à 14 heures le vendredi 12 juin en raison de son état critique, à la suite des coups et des torture infligées. Il est décédé le lendemain à 7 heures du matin.

« Aucun responsable de l'hôpital ou de la prison n'a informé sa famille de sa mort. Deux des membres de sa famille sont allés à l'hôpital, et lorsqu'ils ont réalisé qu'il était mort, ils ont informé le reste de la famille. »

Le corps de Kamal Hosseini a été remis à sa famille 30 heures plus tard, seulement après que son père a signé un formulaire indiquant que son fils était mort du coronavirus. Les pompiers de Saqqez l'ont enterré conformément à la réglementation sur l'enterrement COVID-19 sans même permettre à sa famille de voir son cadavre.

Le bureau du médecin légiste a également annoncé que la mort de Kamal résultait d’une crise cardiaque due à la COVID-19. Mais sa famille pense que l’autopsie n’était qu’une formalité et a déclaré que le corps de leur fils n’était resté dans le bureau du médecin légiste seulement 30 minutes.

Seyed Kamal Hosseini était marié et avait un enfant.

La mort de prisonniers sous la torture n'est pas rare en Iran. Le régime iranien a une longue histoire de meurtres de prisonniers, en particulier de prisonniers politiques, et pratique régulièrement la torture pour obtenir des aveux forcés ou simplement pour les punir.

Source : Iran News Wire