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exécution en iranCSDHI - Un prisonnier, condamné à la rétribution en nature ou Qisas (mort) pour « meurtre avec préméditation » a été pendu dans la prison centrale de Yasuj, en Iran.

Selon l'agence de presse HRANA, le matin du lundi 13 juillet, un prisonnier dans le couloir de la mort a été exécuté dans la prison centrale de Yasuj. L'identité du prisonnier a été établie comme étant Mohammad Hadi Dadian, âgé d'environ 25 ans, qui a été condamné à une rétribution en nature pour un « meurtre avec préméditation » perpétré lors d'une bagarre.

Les funérailles de Mohammad ont eu lieu lundi soir dans l'un des villages du comté de Boyer-Ahmad, situé dans la province de Kohgilouyeh -et-Boyer-Ahmad.

Une source informée de Yasuj, a déclaré : « M. Dadian a été accusé d'avoir poignardé la victime à mort lors d'une bagarre. Il est détenu à la prison de Yasuj depuis, et malgré les tentatives de médiation des anciens et des proches de M. Dadian et le fait que de nombreuses personnes de la province de Kohgiluyeh-et-Boyer-Ahmad se soient présentées devant le bâtiment de la prison de Yasuj pour obtenir le consentement de la famille de la victime de ne pas l'exécuter, ils ont refusé d'accorder ce consentement et ils ont finalement exécuté M. Dadian. »

Au moment de la publication, l'exécution de ce prisonnier n'a pas été annoncée par les médias locaux ou les autorités.

Selon le compte-rendu annuel d'Iran Human Rights, au moins 225 des 280 personnes exécutées en 2019 ont été accusées de « meurtre avec préméditation. »

Comme il n'y a pas de distinction juridique entre le meurtre et l'homicide involontaire, qu'il soit volontaire ou involontaire en Iran, les personnes accusées de « meurtre avec préméditation » seront condamnées à la peine de mort, indépendamment de l'intention (mens rea) et des circonstances.

Trois prisonniers exécutés pour des accusations de drogue

Deux prisonniers dans le couloir de la mort pour des charges liées à la « drogue » et un autre pour « drogue et meurtre avec préméditation » ont été exécutés à la prison centrale d'Isfahan. Deux autres prisonniers ont été renvoyés dans leurs cellules après s'être arrangés avec les familles de leurs victimes en dehors du tribunal ou avoir réussi à gagner du temps.

Selon Iran Human Rights, dans la matinée du samedi 11 juillet 2020, les condamnations à mort de trois prisonniers ont été exécutées dans la prison centrale d'Isfahan. Les identités des trois détenus, dont les peines concernaient des affaires distinctes, ont été établies comme étant Davoud Amani, Abdulaziz Shahbakhsh, et Abdullah Ghanbarzehi.

Davoud Amani, originaire de Kashan, a été condamné à mort pour « drogue » ainsi que pour « meurtre avec préméditation. » Il est fort probable qu'il ait été condamné à une rétribution en nature pour l'accusation de meurtre.

Selon la Campagne des activistes baloutches, qui a été la première à annoncer l'exécution d'Abdulaziz et d'Abdullah, ce dernier a été emprisonné à la prison d'Ispahan pendant trois ans, et les deux hommes ont été condamnés à mort pour des accusations liées à la « drogue »

Le même jour, deux autres prisonniers condamnés à mort pour « meurtre avec préméditation » ont été renvoyés dans leurs cellules après s'être réconciliés à l'amiable avec les familles de leurs victimes ou avoir réussi à gagner du temps.

Au moment de la publication, l'exécution de ces prisonniers n'a pas été annoncée par les médias locaux ou les autorités.

Depuis le début de l'année 2020, au moins sept prisonniers ont été exécutés en Iran pour des motifs liés aux stupéfiants.

Selon le compte-rendu annuel d'Iran Human Rights sur la peine de mort en Iran en 2019, 30 personnes ont été exécutées pour des raisons liées aux narcotiques.

Source : IHR