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Soleimani iranCSDHI - Lundi, le pouvoir judiciaire iranien a exécuté un ancien traducteur que le gouvernement a accusé d'espionner pour le compte des services du renseignement américain et israélien et d'avoir aidé à localiser le commandant des gardiens de la révolution, Qassem Soleimani. Soleimani a été tué lors d'une attaque de drone américain au début de l'année 2020.

L'exécution de Mahmoud Mousavi-Majd, qui avait été arrêté en 2018, survient alors que des millions d'Iraniens se sont exprimés sur les médias sociaux pour protester contre la condamnation à mort de trois jeunes hommes accusés d'avoir participé à des manifestations antigouvernementales en novembre 2019.

Un de leurs avocats, Babak Paknia, a déclaré dimanche que leurs exécutions avaient été suspendues.

L'avocat a identifié les trois comme étant des amis : Amirhossein Moradi, un employé de commerce de détail de 26 ans, Said Tamjidi, un chauffeur de 28 ans pour Snapp (l'Uber iranien), et Mohammad Rajabi, également 26 ans et sans emploi.

La Cour suprême du pays a décidé de réexaminer leur affaire, a également rapporté la télévision officielle dimanche.

« Suspension de l'exécution de trois accusés condamnés à mort et réexamen du dossier, après le suivi des avocats des trois détenus accusés de vol avec usage de la force, ainsi que des émeutes lors des manifestations de novembre dernier, sur l'application de l'article 474 qui implique un réexamen du procès, la Cour suprême du pays a accepté leur appel », a rapporté Ali Zohourian, d'IRIB.

Les militants des droits humains ont déclaré que les peines prononcées à l'encontre des trois hommes visaient à décourager les futures manifestations et à intimider les participants potentiels.

L’hashtag en farsi « Don't execute » a été re-tweeté des millions de fois la semaine dernière.

Pendant ce temps, l'agence de presse officielle IRNA a cité la police iranienne qui a déclaré lundi qu'elle avait arrêté des personnes participant à la manifestation de la semaine dernière dans la ville de Behbahan, dans le sud-ouest du pays, pour « un rassemblement illégal et contraire aux règles. »

Le nombre de personnes arrêtées et leur identité n'ont pas été révélés.

Source : VOA