universitaires emprisonnés iranCSDHI - Au moins cinq universitaires et un scientifique avec des liens étrangers sont détenus en Iran depuis 2016.

Le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CDHI) a appris que deux experts iraniens dans le domaine de la démographie ayant occupé des postes universitaires en Australie étaient détenus en Iran depuis leur arrestation par les pasdarans (IRGC) en novembre 2018.

Il est difficile de savoir si la détenue Meimanat Hosseini-Chavoshi est également une citoyenne australienne, ce qui ferait d’elle une binationale, comme l'ont rapporté certains médias iraniens, mais une page LinkedIn à son nom répertorie Hosseini-Chavoshi, comme étant qui est basée en Australie, dans la capitale de Canberra.

Il est également mentionné qu'elle a travaillé à l'Université de Melbourne ainsi qu'au ministère de la santé et de l'éducation de l'Iran.

Selon les médias affiliés aux pasdarans, Hosseini-Chavoshi aurait été arrêtée avec un deuxième universitaire initialement identifié comme étant « M. A » à une date inconnue en novembre.

Certains médias iraniens ont maintenant identifié M. A. comme étant Mohammad Jalal Abbasi-Shavazi, qui a occupé plusieurs postes universitaires en Iran et un en Australie, selon une page LinkedIn à son nom.

La page le décrit également comme lauréat du Prix 2011 des Nations Unies en matière de population.

Tous deux, très doués dans leur domaine, ont co-écrit un livre en 2009 intitulé La transition de la fécondité en Iran.

« Pour autant que je sache, Hosseini-Chavoshi n'a pas encore choisi d'avocat », a déclaré l'avocat Mahmoud Behzadi à l'agence de presse officielle IRNA, le 2 décembre.

Behzadi a ajouté qu'on avait demandé à Hosseini-Chavoshi de choisir son avocat sur une liste de 20 personnes autorisées par le pouvoir judiciaire à représenter des clients retenus pour des accusations liées à la « sécurité nationale ».

IRNA n'a pas précisé si Behzadi représentait les détenus.

Le 1er décembre, l'agence de presse Mashreg, affiliée aux pasdarans, a annoncé qu'Hosseini-Chavoshi avait été accusée d’ « espionnage social » pour avoir prétendument transmis des « informations sensibles » aux ennemis de l'Iran. Le rapport n'a fourni aucune preuve pour étayer ces affirmations.

Au moins trois autres universitaires et un scientifique ayant des liens avec des pays étrangers sont emprisonnés en Iran depuis 2016.

L'universitaire irano-canadien Homa Hoodfar a été détenu pendant quatre mois à la prison iranienne d'Evine en juin 2016 avant d'être relâché en septembre.

En août 2017, une cour d'appel iranienne a confirmé une peine de dix ans d'emprisonnement à l'encontre de Xiyue Wang, universitaire à l’université de Princeton, détenu depuis l'été 2016 pour des accusations d'espionnage non spécifiées tenues au secret par les autorités judiciaires.

Le scientifique suédois iranien Ahmadreza Djalali est également actuellement emprisonné en Iran dans l'attente du résultat de sa demande de réexamen déposée par ses avocats pour la peine de mort qui a été prononcée contre lui en octobre 2017, également pour « délits d'espionnage ».

Kavous Seyed-Emami, universitaire et environnementaliste irano-canadien, est décédé en février 2018 dans des circonstances suspectes alors qu'il était détenu pour interrogatoire à la prison iranienne d'Evine. Personne n'a été tenu responsable de sa mort.

 

0
0
0
s2sdefault

Recherche

Twitter

RT @amnestybe: En 1988, l' #Iran a secrètement exécuté des milliers d'opposants politiques se rendant coupable de crimes contre l’humanité.…

csdhi.org