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Majid Asadi prisonnier politique iranCSDHI - Les autorités iraniennes ont délibérément privé le prisonnier d'opinion, Majid Asadi, des soins médicaux spéciaux dont il avait besoin.

Majid Asadi, condamné à six ans de prison en 2017 pour ses activités pacifiques dans le domaine des droits humains, souffre de multiples maladies, notamment des ulcères, dont un duodénal, un kyste hépatique et des rhumatismes de la colonne vertébrale.

Toutefois, les autorités de la prison Rajaï Chahr, à Karaj, au nord-ouest de Téhéran, l’ont empêché, à plusieurs reprises de bénéficier de soins médicaux.

Cette semaine, Majid Asadi avait rendez-vous chez le médecin, installé à l’extérieur de la prison de Rajaï Chahr, à Karaj, une ville située au nord-ouest de Téhéran.

Depuis le 20 janvier, Gholamreza Ziayee, responsable de la prison, a refusé d'autoriser son transfert à l'hôpital.

Les prisonniers politiques en Iran font l’objet d’un traitement sévère qui inclut souvent le refus de soins médicaux.

A une occasion, qui ne fait que confirmer le refus des autorités iraniennes d’accorder des soins médicaux cruciaux aux prisonniers d’opinion et aux prisonniers politiques, Arash Sadeghi, 31 ans, a appris un diagnostic de tumeur osseuse cancéreuse en octobre 2018, après des mois de douleurs non soignées au coude et aux épaules.

Dans un rapport publié en 2016, Amnesty International a révélé que le Bureau du Procureur refusait souvent d'autoriser les transferts de détenus malades dans les hôpitaux, même si les soins dont ils auraient besoin ne sont pas disponibles en prison, et refusent les demandes de permission pour maladie des détenus gravement malades contre l’avis des médecins.

« Les autorités iraniennes et en particulier les autorités chargées des poursuites ont fait preuve d'une impitoyable froideur face aux prisonniers malades. Ils jouent avec la vie de personnes et cela a des conséquences dévastatrices et durables sur leur santé », a déclaré Amnesty.

Majid Asadi, 35 ans, est derrière les barreaux de la prison de Rajaï Chahr, depuis son arrestation par des agents du ministère du renseignement, le 18 février 2017.

Le 27 novembre, la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran l'a condamné à six ans de prison et à deux ans d'exil à Borazjan, dans la province de Bushehr, pour « propagande contre l'État » et « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale ».

Traducteur dans une entreprise privée, Asadi avait déjà été condamné à quatre ans de prison en mars 2010 pour « réunion et collusion contre la sécurité nationale » par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire. Il avait terminé de purger sa peine le 8 juin 2015.

Source : Les Droits de l’homme en Iran