prisonnières derviches iranCSDHI - Les prisonnières derviches Gonabadi, détenues dans la prison de Qarchak, ont écrit, le 31 janvier 2019, une lettre au directeur de la prison, Mohammadi, pour protester contre le fait qu’elles étaient enfermées avec des prisonnières condamnées pour trafic de drogue, vol et meurtre.

Shokoufeh Yadollahi, Elham Ahmadi, Sepideh Moradi, Sima Entessari et Shima Entessari sont détenues dans des conditions difficiles dans la prison de Qarchak, à la périphérie de Téhéran, dans le même quartier que les délinquantes ordinaires.

Les détenues derviches se plaignent que d’autres détenues de leur quartier, reconnues coupables de trafic de drogue, de vol qualifié et de meurtre, fument des opioïdes et des cigarettes dans des espaces communs tels que les salles de bains et les douches.

Selon les règles pénitentiaires, l’organisation pénitentiaire est tenue de placer les prisonnières dans des catégories distinctes en fonction des infractions commises.

Les femmes soufies, cependant, ont été incarcérées dans le même quartier que des prisonnières condamnées pour des infractions liées à la drogue, au vol et à des crimes sociaux, alors qu'elles sont des prisonnières d'opinion condamnées pour des raisons de sécurité nationale.

Dans une affaire récente, Shokoufeh Yadollahi, une prisonnière derviche battue lors de son arrestation, il y a 11 mois, a subi une nouvelle détérioration de son état de santé suite à l'exposition à la fumée secondaire en prison.

Elle est censée être détenue dans un environnement propre conformément à l'ordonnance du médecin.

Les derniers rapports indiquent qu'elle a perdu sa capacité de parler en raison de l'inhalation de fumées de drogues et de cigarettes consommées par les autres détenues.

Elham Ahmadi et Sepideh Moradi ont organisé une manifestation le lundi 28 janvier à l'entrée du hall de la prison, exigeant que des mesures soient prises concernant le traitement de Mme Yadollahi.

Un groupe de défense des droits humains basé à Londres, Amnesty International, a rapporté que des témoins oculaires avaient vu les forces de sécurité iraniennes battre sévèrement Yadollahi au moment de son arrestation en février 2018, et qu’elle avait été blessée à la tête. Les forces de sécurité iraniennes l'ont arrêtée, ainsi que plusieurs centaines d'autres derviches, pour leur implication dans des manifestations antigouvernementales qui ont dégénéré à Téhéran.

Amnesty a déclaré que Yadollahi et d'autres femmes derviches arrêtées au cours de ces manifestations étaient maltraitées et détenues arbitrairement à Qarchak depuis.

Les forces de sécurité de l'État (SSF) ont tiré sur Mme Sima Entessari avec des fusils de chasse au moment de son arrestation. Un an après la répression, les balles sont toujours dans sa jambe.

Les femmes soufies faisaient partie des centaines de derviches arrêtés par les forces de sécurité iraniennes en février pour leur participation dans des manifestations antigouvernementales à Téhéran.

Elles ont été humiliées et brutalisées à plusieurs reprises parce qu'elles se sont plaintes des conditions de détention dans la prison de Qarchak et du traitement réservé aux détenues par les responsables de la prison. Elles ont également été interdites pendant de longues périodes de passer des appels téléphoniques ou recevoir des visites.

Source : Les droits de l’homme en Iran

 

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