Pin It

journalistes Gam News arrêtés fouettés iranCSDHI - Quatre journalistes de Gam news, une chaîne indépendante d’informations, en persan, que l’on peut trouver sur l’application de messagerie Telegram, sont toujours en détention trois mois après avoir été arrêtés pour avoir couvert les manifestations syndicales dans la province du Khouzistan, dans le sud-ouest de l’Iran.

Le correspondant Ali (Amir) Amirgholi, arrêté le 16 janvier 2019, est toujours en détention à la prison centrale d'Ahwaz, dans la capitale de la province.

Son père, Abbas Amirgholi, a déclaré que les autorités ne l'avaient pas informé des accusations pesant sur son fils.

« Le 27 mars 2019, nous lui avons rendu visite en prison », a déclaré Abbas Amirgholi au Centre pour les droits de l'homme en Iran, le 8 avril. « Grâce à Dieu, les autorités pénitentiaires lui ont donné ses médicaments pour le diabète. Nous espérons maintenant que son dossier sera rapidement transféré à Téhéran ».

Amir Amirgholi avait déjà été condamné à deux années de prison pour « insulte du sacré », « insulte du Guide suprême », « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale », « trouble à l'ordre public » et « propagande contre l'État », pour ses activités pacifiques. Il a été libéré en mai 2017.

Deux autres membres du personnel de Gam, le rédacteur en chef Amirhossein Mohammadifard, son collègue et son épouse Sanaz Allahyari, se trouvent dans la prison d'Evine depuis leur arrestation, dans la section du ministère du renseignement, depuis le 9 janvier 2019.

Les autorités judiciaires avaient promis aux familles que les détenus seraient libérés sous caution jusqu'au début des procès, mais ils n'ont pas donné suite à cette promesse, a déclaré au CDHI une source informée de leurs affaires, sous couvert de l'anonymat.

Asal Mohammadi, un quatrième membre du personnel de Gam, a été libérée sous caution le 5 janvier 2019. Elle a été emprisonnée pour ses reportages sur des ouvriers de l'aciérie à Ahwaz et ceux de la sucrerie à Shush.

Aucune date n'a été annoncée pour son procès.

Source : Le Centre pour les droits de l’homme en Iran