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narges mohammadi hospitalisée iranRadio Farda, le 1er juin 2019 - Narges Mohammadi, physicienne emprisonnée et militante des droits humains, souffre d'une infection car, en prison, elle est privée de médicaments. Son frère tire la sonnette d'alarme.

En mai, Narges Mohammadi a été transportée à l'hôpital pour un grave problème gynécologique.

« Les médecins pensent qu’il faudrait procéder à une ablation de son utérus et ils ont déclaré qu'elle devrait rester sous surveillance à l'hôpital pendant quelques jours afin de poser le meilleur diagnostic possible. Cependant, les autorités pénitentiaires ont refusé qu’elle passe du temps à l’hôpital », a révélé son mari, Taghi Rahmani, qui vit en exil en France.

« Elle a contracté cette maladie pendant son séjour en prison, ce qui lui provoque parfois des crises d'épilepsie », a-t-il déclaré. « Au cours des années, sa maladie a été contrôlée avec des cachets ».

Hamid-Reza, le frère de Mme Mohammadi, a déclaré : « Après une hystérectomie, ma soeur a été privée de traitement antibiotique et d’autres médicaments nécessaires », a déploré Hamid-Reza Mohammadi, ajoutant que « l’examen médical de Narges montre que l'infection a propagée dans son sang. Néanmoins, quatre jours après l’examen, la clinique de la prison refuse toujours de lui donner des antibiotiques ».

De plus, selon M. Mohammadi, comme sa sœur souffrant d'hémorragie et d'embolie pulmonaire, elle a besoin de médicaments appropriés, sinon, elle risque de mourir.

Lauréate du prestigieux prix Andrei Sakharov 2018 de la American Physical Society pour le leadership exceptionnel et les réalisations remarquables d'une scientifique dans le respect des droits humains, Narges Mohammadi est actuellement emprisonnée à la prison d'Evine, la tristement célèbre prison de Téhéran.

Elle a été condamnée à 16 ans de prison pour « propagande contre le régime de la République islamique (dominée par le clergé) », « rassemblement et collusion contre le système » et pour avoir lancé une campagne contre la peine de mort en Iran.

Son avocat, Mahmoud Behzadi Rad, a fait valoir que sa cliente avait passé près de 7 ans derrière les barreaux et devrait être libérée.