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Soheil Arabi iranCSDHI - Le militant civil Soheil Arabi a été conduit au dispensaire de la prison de Fashafouyeh (Grand pénitencier de Téhéran), à la suite d’une grave détérioration de son état de santé depuis le samedi 15 juin 2019, date à laquelle il a commencé une grève de la faim.

C'est la troisième fois que Soheil Arabi fait une grève de la faim, cette fois pour protester contre les mauvaises conditions de détention, les mauvais traitements infligés aux prisonniers par les gardiens et les autorités carcérales, ainsi qu’à cause des diverses privations en prison.

Soheil Arabi a entamé une grève de la faim le samedi 15 juin 2019, car ses demandes répétées de pourvoir à ses besoins ont été ignorées par les autorités pénitentiaires. Il a été transféré au dispensaire, le jeudi 20 juin 2019.

En avril dernier, Soheil Arabi a été gravement blessé lorsqu'il a défendu quelques prisonniers ordinaires contre les mauvais traitements et les coups, infligés par les gardiens. Il a besoin, de toute urgence, d’être opéré.

En octobre 2018, Soheil Arabi a été battu par d'autres détenus encouragés par les autorités carcérales. Il a subi plusieurs blessures, notamment un nez cassé. Le prisonnier politique est maintenu dans une unité avec des prisonniers politiques, y compris des délinquants potentiellement violents, en violation de l’article 69 du règlement de l’Organisation des prisons d’État iraniennes.

Soheil Arabi, photographe, blogueur et militant civil, a été arrêté en décembre 2013 par le Corps des gardes de la révolution (les pasdarans) et condamné à mort pour « insulte du Prophète et d'autres lieux saints ».

Soheil Arabi a été maintenu en isolement pendant deux mois et soumis à des interrogatoires ininterrompus dans le quartier 2A, sous le contrôle des pasdarans.

En juillet 2015, sa peine de mort a été commuée en 7,5 ans de prison. Cependant, en octobre 2018, il a été condamné à trois ans de prison et à l'exil à Borazjan, dans le sud de l'Iran.

L’épouse de Soheil Arabi a été forcée de divorcer. Il a une petite fille.

Source : Les droits de l’homme en Iran