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atena daemi iranCSDHI – La prisonnière politique Atena Daemi, militante civile pour la défense des droits des enfants, les droits civiques, les droits humains est actuellement détenue dans le quartier des femmes de la prison d’Evine à Téhéran, en Iran. Elle a été arrêtée le 21 octobre 2014.

Atena Daemi a été condamnée à l’emprisonnement pour son militantisme pacifique, notamment pour avoir distribué des tracts contre la peine de mort et diffusé sur Facebook et Twitter des messages dénonçant les exécutions en Iran. Le 14 mars 2015, le tribunal présidé par le juge Moghiseh a publié une sentence de 14 ans de prison pour les chefs d’accusations suivants : « propagande contre l’Etat », « association et collusion contre la sécurité nationale », « insulte au dirigeant » et « dissimulation des preuves du crime », après une quinzaine de minutes de procès. La peine la plus longue à laquelle elle a été condamnée est de sept ans pour « rassemblement et collusion ». Atena Daemi a été libérée le 15 février 2016, après avoir purgé 16 mois de prison et sa peine a ensuite été ramenée à 7 ans. Mais elle a été violemment arrêtée de nouveau le 26 novembre 2016 et emmenée à la prison d’Evine pour purger sa peine.

Atena Daemi a de nouveau été condamnée, le 18 juin 2019, avec Golrokh Iraee, lors d’un procès d’à peine deux heures, présidé par le juge Iman Afshari, à un an et demi de prison pour « propagande contre l'État » car ces deux militantes ont publié des lettres ouvertes et à deux ans et un mois pour « outrage au Guide suprême, Ali Khamenei », ce qui révèle bien leur bravoure.

Atena Daemi a été transférée, fin décembre 2019 dans un lieu inconnu. Sa famille a annoncé qu'Atena Daemi a été transférée en isolement.

Son père, Hossien Daemi, a écrit : « Nous avons appris qu’ils ont transféré ma fille en isolement. L'état de santé d'Atena est désastreux. Le médecin d'Atena avait demandé une hospitalisation d'urgence, mais au lieu de la transférer dans un hôpital, ma fille a été enfermée dans une cellule d’isolement. »

Source : Human Rights in Iran - 28 décembre 2019