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amir salar davoudi iranCSDHI – L’avocat Amir Salar Davoudi a envoyé une lettre ouverte depuis la prison où il est détenu en Iran, annonçant avoir entamé une grève de la faim le 9 février 2020.

 

A propos de sa grève de la faim, Amir Salar Davoudi a écrit : « Parce que les autorités n'ont pris aucune décision concernant ma permission de sortie, et notamment parce qu'elles ne l'ont pas accepté, je vais continuer ma grève de la faim jusqu'à nouvel ordre en ne buvant que de l'eau tant que ma demande ne sera pas satisfaite. »

Cet avocat est incarcéré depuis 15 mois. Il a été détenu 190 jours en isolement.

M. Davoudi a déclaré dans sa lettre qu'il avait promis à sa petite fille de rentrer chez lui pour quelques jours, et que c'était la seule raison pour laquelle il avait demandé une permission. Il a fait peser la responsabilité des conséquences de sa grève de la faim sur les autorités judiciaires, notamment le chef de l’appareil judiciaire Ibrahim Raïssi, le procureur adjoint chargé de la surveillance, le procureur adjoint de Téhéran et le procureur de Téhéran.

Amir Salar Davoudi avait défendu plusieurs militants politiques et civils, ainsi que des minorités religieuses.

M. Davoudi a été arrêté à Téhéran le 20 novembre 2018 pour « outrage au Guide » et « propagande contre l'État ». Des accusations supplémentaires ont été portées contre lui plus tard, notamment « collaboration avec des gouvernements hostiles en donnant des interviews au réseau de télévision VOA » et « formation d'un groupe en vue de renverser l'État ».

Le dernier chef d'accusation fait référence à l’ouverture par M. Davoudi d'un compte sur le réseau social Telegram où il a protesté contre les arrestations et l'emprisonnement d'avocats comme Nassrin Sotoudeh, Arash Kay-Khosravi et Qassem Sholeh.

Le 1er juin 2019, la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné Amir Salar Davoudi à 30 ans de prison au total, dont 15 ans ferme. Il a également été condamné à 111 coups de fouet et à une amende de 13 000 €. Il est privé de tous ses droits sociaux pendant deux ans.

Source : Iran HRM