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Sepideh Farhan iranCSDHI - Sepideh Farhan, une militante des droits civiques détenue dans la prison d'Evin, a été privée de congé malgré l'épidémie du coronavirus et une promesse de libération temporaire faite la semaine dernière par les autorités pénitentiaires.

Sa famille a versé une caution le 18 mars pour obtenir sa libération, mais les autorités judiciaires et pénitentiaires refusent depuis lors de lui accorder un congé.

Sepideh Farhan, militante des droits civiques, a été arrêtée par les forces de sécurité lors du soulèvement de fin décembre 2017 et de janvier 2018 et purge sa peine à la prison d'Evine. Sepideh Farhan a été condamnée à 6 ans de prison et 74 coups de fouet par la section 36 de la cour d'appel de Téhéran. Le 1er janvier 2020, elle a été arrêtée et transférée à la prison d'Evine pour y purger sa peine.

Pendant ce temps, Saba Kord Afshari et sa mère, Raheleh Ahmadi, qui sont toutes deux également emprisonnées dans le quartier des femmes de la prison d'Evine risquent d’être infectées par le COVID-19 mais les autorités judiciaires ont refusé de leur accorder malgré tout un congé.

Alors que l'infection et le nombre de morts du nouveau coronavirus continuent d'augmenter en Iran, les prisons sont particulièrement touchées, le régime s'abstenant intentionnellement de fournir aux détenus les moyens de se protéger contre le virus.

Les autorités judiciaires ont annoncé avoir libéré temporairement 70 000 prisonniers pour freiner la propagation du virus.

Cependant, aucun des prisonniers politiques ne faisait partie des 70 000 personnes qui auraient été envoyées en congé.

Des dizaines de prisonniers politiques, dont l'avocate iranienne et défenseuse des droits humains Nasrin Sotoudeh, sont en grève de la faim pour protester contre le maintien des prisonniers politiques derrière les barreaux alors que le coronavirus tue des milliers de personnes en Iran.

Source : Iran HRM