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TEHERAN, (AFP) - Deux des Irano-américains détenus en Iran, Haleh Esfandiari et Kian Tajbakhsh, ont été mis en accusation pour espionnage après avoir "reconnu" les faits pendant les interrogatoires, a affirmé mercredi le Parquet de Téhéran.


Une troisième Irano-américaine, qui n'est pas détenue mais dont le passeport a été confisqué, la journaliste Parnaz Azima, est accusée de collaborer avec une radio américaine "contre-révolutionnaire".

L'universitaire Haleh Esfandiari et le sociologue Kian Tajbakhsh "sont accusés d'espionnage", a déclaré Hassan Hadad, procureur adjoint du parquet de Téhéran, cité par l'agence Isna.
"Ils ont reconnu avoir mené des actions mais ont déclaré que leur intention était d'aider (l'Iran). Des personnes ont été identifiées en lien avec cette affaire à Téhéran", a-t-il ajouté.


M. Hadad a ajouté que la journaliste Parnaz Azima est "accusée de collaboration avec Radio Farda, une radio contre-révolutionnaire".
"Malgré ses engagements à ne plus travailler pour cette radio, elle a continué à le faire. Son dossier est prêt à être envoyé devant le juge", a-t-il ajouté.
Très écoutée en Iran, Radio Farda, qui émet en persan 24 heures sur 24, est financée par les Etats-Unis.


Le département d'Etat américain ainsi que des médias iraniens avaient annoncé l'arrestation d'un quatrième Irano-Américain, l'homme d'affaires Ali Shakeri.
Le procureur a cependant affirmé que M. Shakeri n'avait pas été arrêté par le parquet révolutionnaire de Téhéran.
La semaine dernière, le président américain George W. Bush avait réclamé la libération immédiate et inconditionnelle de "plusieurs" Irano-Américains détenus en Iran.


Les quatre Irano-Américains s'étaient rendus en Iran pour des raisons personnelles, professionnelles ou sociales.
L'annonce en mai de leur arrestation avait suscité de nouvelles tensions entre Washington et Téhéran, qui refuse de reconnaître la double nationalité et a dénoncé "l'ingérence" des Etats-Unis dans cette affaire.