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TEHERAN, 17 juil 2007 (AFP) - La justice iranienne a affirmé mardi que les "déclarations" d'Irano-américains qui seront diffusées mercredi et jeudi par la télévision d'Etat ne sont pas des confessions légales, insistant sur le fait qu'ils parlent en tant qu'"experts".

Les déclarations de l'universitaire irano-américaine Haleh Esfandiari et du sociologue Kian Tajbakhsh doivent être diffusées mercredi et jeudi soir par la télévision d'Etat dans un programme intitulé "Au nom de la démocratie".


Mme Esfandiari et M. Tajbakhsh, ainsi que l'homme d'affaires irano-américain Ali Shakeri, sont accusés d'action contre la sécurité d'Etat et de tentative de mener une révolution de velours contre le régime islamique, et ont été placés en détention après leur arrestation en mai.


 

"Ce programme est produit par la télévision et les déclarations ne sont pas des confessions", a affirmé un responsable judiciaire à l'AFP sous couvert d'anonymat.
"Ils parlent en tant d'experts, comme tous les experts le font dans les programmes de la télévision iranienne", a-t-il ajouté.


"Il n'y pas de relation entre leur dossier et ce programme télévisé", a-t-il poursuivi.
La télévision d'Etat, qui va diffuser ces deux émissions mercredi et jeudi soir à 21H45 locales (18H15 GMT) parle, elle, de "confessions".


"Haleh Esfandiari affirme que la Fondation Soros agit dans le but de renverser (le régime islamique) en créant un réseau de communication non officiel et en cherchant à l'étendre", affirme le site internet de la télévision d'Etat.
"Pour atteindre cet objectif, elle (Mme Esfandiari, ndlr) avait pour rôle d'identifier des professeurs d'université", ajoute le site.


"Kian Tajbakhsh a confessé qu'il cherchait à créer la désunion, l'instabilité et le désordre", ajoute le même site. Le sociologue a travaillé comme consultant pour la Banque mondiale en Iran ainsi que pour la fondation Open Society dans d'autres pays.
La fondation Open Society du philanthrope américain d'origine hongroise George Soros est soupçonnée par les autorités iraniennes de vouloir renverser le régime en douceur.