AsmaJahangirCentre d'Actualités de l'ONU, 11 février 2018 – Les Nations Unies se sont déclarées attristées par le décès de l'avocate pakistanaise et militante des droits humains, Asma Jahangir.

Celle qui fut Présidente du barreau des avocats du Pakistan et Présidente de la Commission des droits de l'homme du Pakistan est décédée dimanche à l'âge de 68 ans d'un arrêt cardiaque selon les informations rapportées par la presse.

 

« Nous avons perdu une géante des droits humains », a déploré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans une déclaration à la presse publiée dimanche soir.

 

Pour le chef de l'ONU La nouvelle de la mort d'Asma Jahangir aujourd'hui retentit dans son pays natal, le Pakistan mais également à travers le monde.

 

« Elle défendait inlassablement les droits inaliénables de tous et pour l'égalité - que ce soit en tant qu'avocate pakistanaise dans le système judiciaire national, en tant que militante de la société civile mondiale ou en tant que rapporteur spécial », a souligné M. Guterres.

 

« Asma était brillante, avec des principes profonds, courageuse et bienveillante », a rappelé le Secrétaire général qui a présenté ses sincères condoléances à la famille et aux amis de Mme Jahangir ainsi qu'à ses collègues des Nations Unies et de la société civile « au sein de laquelle elle a été leader ». « Asma ne sera pas oubliée », a dit le chef de l'ONU.

 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a également déploré le décès de Mme Jahangir qui occupait depuis septembre 2016 les fonctions de Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Iran.

 

« Elle était une défenseuse légendaire des droits de l'homme: pionnière, déterminée, calme, courageuse - et un être humain charmant », a déclaré le HCDH dans un message publié dimanche sur Twitter.

 

L'experte pakistanaise des droits de l'homme avait également occupé les fonctions de Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les exécutions sommaires de 1998 à 2004, et sur la liberté de religion de 2004 à 2010.

 

Les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies et les experts indépendants sont nommés par le Conseil des droits de l'homme - le plus haut organe intergouvernemental des Nations Unies sur toutes les questions relatives aux droits de l'homme - pour examiner un thème spécifique des droits de l'homme ou une situation nationale.

 

Les postes sont honorifiques et les experts ne sont ni fonctionnaires des Nations Unies et ne sont pas rémunérés pour leur travail.

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