Asma JahangirCSDHI – La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l'homme en Iran, Asma Jahangir, est décédée hier, le 11 février 2018, d'un arrêt cardiaque.

Sa fille Munizae Jahangir a confirmé la nouvelle de sa mort. « Je suis dévasté par la perte de ma mère, Asma Jahangir. Nous annoncerons bientôt la date des funérailles. Nous attendons 4 nos parents qui doivent arriver à Lahore (Pakistan) », a-t-elle dit dans un tweet.

 

« Asma a succombé à une crise cardiaque aujourd'hui et elle a été transportée à l'hôpital de Hameed Latif à Lahore où elle a rendu son dernier soupir. Les médecins ont essayé de lui sauver la vie mais en vain », a déclaré le célèbre avocat, Adeel Raja.

 

Reconnue pour son franc-parler et sa quête incessante des droits de la personne, Asma, 66 ans, a été la première femme à occuper le poste de présidente de l'Association du Barreau de la Cour Suprême du Pakistan.

 

Elle était une guerrière des droits de l'homme, sage et courageuse, qui a intégré dans son rapport les plaintes des familles concernant le massacre des 30.000 prisonniers politiques en Iran, en 1988.

 

Lors de la présentation de son rapport au Conseil des Droits de l'Homme, elle a été interrompue par un représentant syrien furieux qui l'a attaqué à la demande du régime iranien. Mais elle a eu le courage de faire face à la colère des dictateurs et de défendre un monde plus juste. Elle a continué son rapport au Conseil et n'a pas été découragé à poursuivre son mandat.

 

Décrivant son examen au cours des six premiers mois de 2017, elle a exprimé sa « profonde inquiétude » au sujet des droits des femmes en Iran et a déclaré que « la situation actuelle des droits de l'homme en Iran est profondément préoccupante à bien des égards ». Elle a ajouté plus loin : « il reste beaucoup à faire pour reconnaître les droits des femmes tels qu'énoncés dans le cinquième objectif du développement durable ».

 

Elle a également présenté ses condoléances aux familles des martyrs d'Iran et a envoyé un tweet, le 2 janvier 2018, dans lequel elle écrivait : « Les citoyens iraniens ont droit à une manifestation pacifique non provoquée. Mes condoléances aux martyrs et préconisons vivement la fin de la violence ».

 

Le mot « guerrière », ou certaines variations sur ce thème, a été utilisé maintes et maintes fois aujourd'hui au sujet de la sage et courageuse défenseuse des droits de l'homme. Les condoléances se ont fusé de partout après sa disparition, les gens rendant hommage à ses services pour la démocratie et pour ses efforts dans le mouvement judiciaire. Que son âme repose en paix.

 

Source : Les droits de l'homme en Iran

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