pauvreté croissante iranCSDHI - Compte tenu des récentes rumeurs sur l’intention du régime iranien de réduire encore les salaires des travailleurs, un responsable du régime dans une interview accordée à l’agence de presse officielle, ILNA, a déclaré que cela conduirait à la fin de la classe ouvrière en Iran.

« Les femmes travaillant dans les magasins dans le pays reçoivent environ 5 millions de rials (environ 39 euros), sans aucune assurance, tout en travaillant 10 heures par jour », a-t-il déclaré, faisant la lumière sur la misogynie impitoyable des mollahs. « Le gouvernement a adopté une politique de déni quant au fait que la vie des ouvriers est en train d'être détruite » et il n'acceptera pas « les dures réalités qu'ils ont créées pour ces travailleurs ».

Tous les jours, les travailleurs s'appauvrissent et « 80 % d’entre eux vivent au-delà de la limite de la mort », a déclaré Faramarz Tofighi, un autre responsable du régime iranien.

En d’autres termes, la vie des travailleurs a chuté en dessous du seuil de pauvreté absolue et ils sont littéralement privés des produits de première nécessité de la vie quotidienne. Beaucoup parviennent à peine à joindre les deux bouts et cherchent désespérément à se procurer leur nourriture quotidienne. Pendant tout ce temps, les prix des biens quotidiens sont en augmentation.

Dans de telles conditions, de nombreux travailleurs journaliers et contractuels subissent encore plus de difficultés. Au total, 13 millions de familles d’ouvriers vivent au-dessous du seuil de pauvreté absolue.

La chute vertigineuse des conditions de vie est devenue une réalité indéniable. À l’heure où de nombreux experts économiques estiment que le seuil de pauvreté a dépassé les 50 millions de rials par mois (1038 euros) dans les grandes villes du pays, près de 90 % des personnes employées - dans les secteurs publics ou privés - sont désormais considérées comme vivant dans la pauvreté. Les travailleurs perdent patience dans de telles circonstances, rejoignant d’autres manifestants pour exprimer leur désaccord contre le régime des mollahs et contre la politique inhumaine adoptée par le cabinet du président du régime iranien Hassan Rohani.

Parmi les mesures prises par les travailleurs iraniens contre la cruauté des mollahs, figurent notamment les manifestations organisées par les ouvriers de la sucrerie Haft Tapeh, les ouvriers de l’usine de sidérurgie d’Ahwaz, ainsi que d’autres manifestations organisées par des ouvriers d’usines et de lignes de production.

Avec leurs protestations, en particulier en scandant : « Notre ennemi est juste ici, ils mentent en disant que c’est l’Amérique », les travailleurs iraniens prouvent combien les manifestations des travailleurs sont actives, se développent et causent de vives inquiétudes aux mollahs de Téhéran.

Les camionneurs du pays ont organisé de nombreuses manifestations et grèves à travers le pays.

Alors que le régime iranien recourt à une répression sévère pour tenter de réprimer ces protestations, les manifestations du peuple ont prouvé que leurs efforts étaient vains. Les arrestations, la torture, l'emprisonnement et même les condamnations à mort ne permettent plus de surmonter les manifestations des travailleurs. Ce mouvement est un autre volet des manifestations et des soulèvements incessants qui balayent le pays au moment où nous parlons.

 

 

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