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nader afshari emprisonné iranCSDHI - Le défenseur des droits humains, Nader Afshari, a été condamné à un an de prison et à 74 coups de fouet après avoir été reconnu coupable de « troubles à l'ordre public » et de « propagande contre l'État ».

Le militant avait également été condamné à quatre mois de prison en février 2019 pour avoir diffusé de la propagande contre l’Etat.

Avant sa condamnation, il était accusé d’avoir « parlé dans les médias et fait des reportages sur les prisonniers politiques iraniens ».

Nader Afshari a déjà été arrêté en février 2018 lors des manifestations qui ont éclaté dans tout le pays, au début de cette année-là et emprisonné dans la section 209 de la prison d'Evine, dirigée par le ministère du renseignement, avant d'être libéré sous caution le 19 mars 2018.

Néanmoins, il a de nouveau été arrêté par des agents du ministère du renseignement, le 1er août 2018, dans la ville de Karaj, au nord-ouest de Téhéran.

Après son arrestation, sa mère a tenté en vain de le localiser pendant plusieurs jours, essayant d’obtenir des informations dans les locaux du ministère du renseignement, des commissariats de police, du quartier général de l’Unité des pasdarans de Sarollah et du quartier général de la force paramilitaire Basij.

Ils ont tous nié avoir connaissance de son sort et savoir où il se trouvait. Enfin, le 7 août 2018, lors d’une visite à la première chambre du tribunal révolutionnaire de Karaj, le juge a informé la mère de Nader Afshari que son affaire faisait toujours l’objet d’une enquête et qu’il était détenu dans une « maison sécurisée », selon Amnesty International.

Les « maisons sécurisées » sont des centres de détention secrets gérés par les forces de sécurité et du renseignement.

L’organisation officielle des prisons n’exerce aucun contrôle sur ces centres de détention et ceux-ci violent le règlement de l’Iran sur les prisons, qui dispose que « les organes judiciaires, exécutifs, de renseignement, de police ou militaires n’ont pas le droit d’avoir leurs propres prisons et maisons de détention ».

Source : Les droits de l’homme en Iran