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parlement néerlandais violateurs droits humains iranCSDHI - Justice for Iran a reçu une information concernant une réunion à huis clos le mercredi 12 juin 2019 entre trois parlementaires iraniens et plusieurs membres de la commission des Affaires étrangères du parlement néerlandais.

Les responsables iraniens, qui seraient présents, sont Hadi Shooshtari, Ahmad Amirabadi-Farahani et Shahrouz Barzegar-Kolshani, qui ont tous des antécédents de violations des droits humains en Iran, selon les recherches en cours de Justice for Iran. Les sujets des négociations et d'autres détails demeurent non divulgués.

« Appréciant les efforts de la diplomatie néerlandaise pour faciliter la normalisation des relations entre le monde occidental - ou plutôt l'Union européenne et l'Iran - nous voudrions souligner que cela pourrait et devrait être fait dans le respect du régime des droits humains et de la responsabilité des violations passées et actuelles des droits humains en Iran », a déclaré le Dr. Nevenka Tromp, conférencier à l’Université d’Amsterdam et membre du conseil d’administration de Justice For Iran.

Les députés iraniens se sont engagés dans la promotion d'actes de violence massive, de répression et même de meurtres.

Ahmad Amirabadi-Farahani a justifié, à plusieurs reprises, la persécution des personnes ayant la double nationalité en les accusant de troubles civils. Pendant des années, le Corps des gardiens de la révolution (les pasdaran) et le pouvoir judiciaire en Iran ont travaillé de concert pour arrêter et incarcérer les ressortissants iraniens à double nationalité, accusées d’espionnage.

Hadi Shooshtari, qui serait également présent, a décrit la situation des droits humains en Iran comme « optimale ». Il a publiquement exprimé sa conviction que la désignation d’un expert des Nations Unies sur la situation des droits humains en Iran constituait « une insulte » et « une ingérence dans les affaires intérieures du pays ».

En tant que député, Shahrouz Barzegar-Kolshani a défendu le meurtre arbitraire de travailleurs kurdes appelés Koulbars. Il a déclaré que les forces armées iraniennes étaient autorisées à tirer à vue sur les Koulbars. Ces derniers, pour la plupart des Kurdes, transportent à pied à dos d'homme d'énormes charges de marchandises et des produits de première nécessité à travers la frontière montagneuse entre l’Iran et l’Irak pour un salaire de misère. Selon les statistiques officielles des organisations de défense des droits humains, au moins 180 Koulbars ont été blessés et 75 ont été tués par la police et les forces de sécurité depuis le printemps. L’expert de l’ONU sur la situation des droits humains en Iran a déclaré que les assassinats arbitraires de ces travailleurs non armés constituaient « une violation des lois nationales et des obligations internationales de l’Iran ».

« La réunion à huis clos du Parlement néerlandais avec ces personnes enverra un message dangereux aux auteurs d’atteintes aux droits humains leur indiquant qu’elles peuvent s'en aller librement, quelle que soit la sévérité de leurs violations aux lois internationales et nationales », a déclaré Shadi Sadr, lauréat de la Tulipe néerlandaise des droits de l'homme de 2009 et directeur exécutif de Justice For Iran.

Les relations parlementaires ont été tendues entre l’Iran et l’Europe depuis que les attentats terroristes perpétrés par la République islamique aux Pays-Bas, le Danemark et la France ont conduit au boycott de deux hauts responsables du ministère iranien du renseignement.

À ce jour, 82 personnalités iraniennes et une entité ont fait l'objet de gels d'avoirs et d'interdictions de circulation au sein de l'Union européenne en raison de leur implication dans des violations généralisées et systématiques des droits humains.

Source : Justice For Iran