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ministre énergie iranCSDHI - Le ministre iranien de l’énergie a laissé entendre que les citoyens iraniens ordinaires devraient se contenter d’un repas par jour, en pleine crise économique iranienne ayant plongé une grande partie de la population dans la pauvreté.

« Les Iraniens mangent beaucoup et s'habillent avec extravagance », a déclaré le ministre de l'énergie, Reza Ardakanian, lors d'un entretien avec l'agence de presse officielle ILNA.

Ardakania a affirmé que les Iraniens mangeaient plus, avaient plus de vêtements et un budget de logement plus élevé que la moyenne des pays industrialisés et des pays développés, mais que l'indice de satisfaction et de bonheur des Iraniens était époints plus bas que dans les pays développés. On ne sait pas exactement quels pays « développés » il a cité.

Le ministre iranien de l’énergie a accusé les États-Unis d’avoir imposé des sanctions sur le « consumérisme » de la société iranienne.

« La raison pour laquelle nous avons été sanctionnés était nos mauvaises habitudes de consommation. Les États-Unis ont compris que notre faiblesse était la consommation. Nous sommes une société de consommation. Pourquoi la Chine n'est-elle pas sanctionnée de la sorte ? Parce qu'ils se satisfont d'un repas par jour », a-t-il ajouté.

Ce que le responsable de l’énergie a omis de mentionner, c’est que, selon des sources du régime, 80% des Iraniens vivraient sous le seuil de la pauvreté et que la classe moyenne iranienne aurait été anéantie, ces dernières années.

Le seuil de pauvreté de l’Iran

Compte tenu de la situation critique et fragile de l’économie iranienne, le seuil de pauvreté de l’Iran devrait être considéré comme le seuil de pauvreté absolu. Cela signifie que les Iraniens appauvris ne peuvent pas subvenir à leurs besoins fondamentaux, notamment en nourriture, hygiène, vêtements et logement. Le seuil de pauvreté est le niveau de vie le plus bas qui met en danger la vie de familles démunies. Dans le seuil de pauvreté absolue, la santé d'une famille atteint un niveau alarmant.

10 millions d'Iraniens affamés

Selon Hossein Raghfar, un groupe économique affilié au régime, le seuil de pauvreté absolue en Iran est de 1,5 million de tomans (106€).

Selon Raghfar et selon les statistiques de 2012, environ 40% de la population iranienne vit dans une pauvreté absolue. En supposant que l’Iran compte 77 millions d’habitants à la fin de 2014, cela signifie que plus de 30 millions d’Iraniens vivent sous le seuil de pauvreté absolue.

Raghfar mentionne également le « seuil de pauvreté extrême », parfois appelé « seuil de faim ». Cela signifie que les familles vivant sous ce seuil ne peuvent pas subvenir à leurs besoins alimentaires minimaux même avec leurs salaires combinés. Selon Raghfar, plus de 14% des Iraniens vivant dans les zones rurales se situent sous le « seuil de pauvreté extrême ».

De plus, les taudis ont un lien direct avec la pauvreté en Iran. L’hiver dernier, Alireza Mahjub, membre de la commission sociale du Majlis (le parlement en Iran), a parlé d’une multiplication par 17 du nombre de logements insalubres en périphérie des villes iraniennes.

La crise économique iranienne est moins liée aux sanctions qu’à 40 ans de dictature cléricale associée à la corruption de l’État et à une mauvaise gestion flagrante.

Source : Iran News Wire