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morgue iranCSDHI - Les autorités judiciaires iraniennes ont condamné un homme à des travaux forcés dans une morgue, condamnation que beaucoup qualifient de "controversée" dans la province du Khorasan Razavi, située dans le nord-est de l'Iran.

Selon le site Internet ROKNA, la 6ème chambre du tribunal pénal du Khorasan Razavi a condamné un homme à effectuer « 180 heures de travaux forcés dans une morgue » pour avoir tiré, par inadvertance, sur un passant avec une arme à feu.

Bien que l’homme sur lequel on a tiré n’ait pas porté plainte, le pouvoir judiciaire iranien a inculpé le tireur âgé de 28 ans pour détention illégale d’une arme à feu, en dépit des lois compliquées de l’Iran sur la possession de fusils de chasse.

Le jeune homme a initialement été condamné à six mois de prison, mais en raison des circonstances de l’infraction, des conditions sociales particulières et du suspect, la peine de six mois d'emprisonnement a été réduite au travail forcé.

Il convient de noter que le « travail forcé dans une morgue » est une sanction controversée ayant conduit à des protestations d'employés de la morgue dans une affaire antérieure. Les travailleurs de la morgue considèrent ces peines comme discriminatoires et insultantes pour leur travail. Ils disent que leur travail n'est pas une punition mais un service rendu à la population.

Selon les rites islamiques, les cadavres sont lavés ou baignés dans des morgues avant leur enterrement.

Plus tôt en 2017, le Conseil islamique de la main d’œuvre des employés du cimetière Behesht Zahra a protesté contre la condamnation d'une jeune femme condamnée à deux ans de travail dans une morgue pour une relation extra-conjugale avec un homme. La femme a également été condamnée à 74 coups de fouet.

« Notre travail est noble et symbolise le service rendu à la population. De tels traitements violent notre crédibilité et notre éthique du travail », a écrit le Conseil de la main d’œuvre, dans sa déclaration.

Source : Iran News Wire