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impots organisation fiscale iranCSDHI - Au début du mois de juin, lors d’un discours de présentation du nouveau président de l’Organisation fiscale iranienne, le président iranien, Hassan Rouhani, a laissé entendre qu'il souhaitait « répandre une culture fiscale » au lieu de compter sur les recettes pétrolières.

Par la suite, le 8 juin, le ministre iranien de l’économie a déclaré que son pays se trouvait dans une phase de transition, passant de la dépendance du pétrole à la dépendance aux revenus.

La politique d’imposition de l’Iran nourrit le régime corrompu contrairement aux démocraties qui utilisent cet argent pour le bien-être public, pour les installations publiques et pour améliorer les conditions de vie de leurs citoyens.

Rouhani a affirmé dans son discours que si les impôts étaient augmentés, son gouvernement serait en mesure d’augmenter la production, même si on ignore comment il compte réaliser cet exploit invraisemblable pour sauver l’économie en ruine de l’Iran.

La production nationale en déclin de l’Iran

La corruption du gouvernement est endémique en République islamique d’Iran et, comme dans tous les systèmes corrompus, on ignore où vont les recettes fiscales.

Par exemple, selon Mohammad Qasem Panahi, président de l’Organisation fiscale, le gouvernement a reçu 113 000 milliards de tomans d’impôts en 2018 (30 170 000€).

Cependant, il n’a jamais été clair quelle part de cet argent était utilisée pour la production, à la réduction de la pauvreté ou à la réduction les recettes budgétaires au lieu du pétrole.

Le régime refuse d'être tenu pour responsable de ses pratiques de dépense.

Le fait est que, malgré les 113 000 milliards de tomans d’impôts, la pauvreté a augmenté en Iran, éliminant la classe moyenne iranienne, tandis que la production nationale s’est effondrée.

Malgré l’affirmation de Rouhani d’augmenter sa production nationale, des milliers de petits et grands fabricants ont fermé leurs portes et ont fait faillite l’année dernière.

Selon Abdolreza Mesri, un député qui est maintenant le vice-président du Majlis, « 60 % des usines industrielles iraniennes ont mis les clefs sous la porte ».

Il est à noter que les hauts responsables du régime sont exemptés d'impôts, de même que les grandes institutions du régime.

Les plus grands contribuables en Iran sont les travailleurs, les employés du gouvernement et du secteur privé et les Iraniens ordinaires.

Les médias iraniens ont récemment publié une liste d’institutions principalement religieuses, exonérées d’impôts et largement contrôlées par le Guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Selon l'annonce faite en novembre 2018 par l'Organisation fiscale, la Fondation Mostazafan, l'Ordre de l'Imam Khomeini (connu sous le nom de Setad), la Fondation des martyrs et des anciens combattants (Bonyade Shahid), la Fondation de secours Imam Khomeini (Komiteye Imdad), l'Organisation de propagande islamique , L’organisation de propagation islamique, le Bureau de la propagation islamique du Séminaire de Qom, le Maskan Bonyad de la Révolution islamique (Fondation du logement), le Centre des services du Séminaire, l’Institut de recherche sur la culture de la révolution islamique et l’Université internationale Al-Mustafa de Qom sont exonérés d’impôts.

Source : Iran News Wire