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manidestations usine Azarab iranCSDHI - Une grève des travailleurs de l'usine Azarab a eu lieu, dans la ville d'Arak, dans l'ouest de l’Iran, afin de protester contre leurs mauvaises conditions de vie et leur statut d'emploi qui reste incertain.

Les travailleurs se sont rassemblés sur une place de la ville le dimanche 13 octobre et ils ont précisé que les responsables du régime disposaient de sept jours pour finaliser les droits d’actionnariat de l’usine et pour mettre fin à l’incertitude qui assombrit leur vie et leur avenir.

Précédemment, le lundi 7 octobre, les travailleurs de l'usine Azarab s'étaient rassemblés pour protester contre des salaires qui n'étaient toujours pas payés. En plus des salaires extrêmement bas et de la détérioration de la situation économique, les travailleurs de l'usine, à l'instar de nombreux Iraniens à travers le pays, ne sont plus payés. Ils ont également saisi l’occasion pour faire comprendre qu’ils n’étaient pas satisfaits du statut d’actionnaire de la société qui demeurait incertain.

Cependant, le rassemblement pacifique a pris une tournure différente lorsque des unités anti-émeutes ont été envoyées par le régime. Elles ont attaqué les manifestants qui se rassemblaient pacifiquement et elles ont tiré des gaz lacrymogènes sur les travailleurs.

Les forces répressives, craignant que les manifestations ne se propagent de l'usine à la ville, ont empêché les manifestants de se déplacer, les bloquant par le parking. Les quelques 1 000 agents de sécurité ont été chargés d'encercler les travailleurs d'Azarab.

La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Mme Maryam Radjavi a fait l’éloge des travailleurs. Dans un message de soutien, elle a déclaré que la « volonté courageuse des travailleurs » empêchera la répression brutale, les menaces et l'intimidation du régime. Elle les a félicités pour leur courage et a encouragé les autres travailleurs et les Iraniens à les rejoindre dans la solidarité.

Des manifestations ont également eu lieu à l’usine de canne à sucre Haft Tapeh à cause de la dégradation des conditions de travail. Le dimanche 13 octobre, des employés se sont rassemblés devant les locaux pour protester contre le licenciement de plusieurs de leurs collègues. Ils ont également dénoncé les fausses accusations portées contre plusieurs de leurs collègues innocents et ont protesté contre le manque de réponse à leurs préoccupations. Les travailleurs ont annoncé qu'ils étaient maintenant officiellement en grève.

Une semaine auparavant, de nombreux travailleurs de l'usine s'étaient rassemblés devant le tribunal pour exprimer leur solidarité avec les travailleurs récemment licenciés de manière injuste.

La situation intérieure se dégrade en Iran, avec une augmentation des grèves, des manifestations anti-gouvernementales et des manifestations au cours des dernières semaines. Le régime iranien lutte pour reprendre le contrôle de la situation et réprime encore plus durement la population, de nombreux affrontements s’étant transformés en actes de violence.

De violents affrontements et de nombreuses arrestations ont eu lieu dans la ville de Lordegan, dans laquelle une loi martiale non officielle a été installée, le dimanche 6 octobre. Les manifestations ont commencé après une crise sanitaire dans laquelle des centaines d'Iraniens, y compris des enfants, ont été contaminés par le virus VIH à cause d'aiguilles usagées, réutilisées par les responsables de la santé.

Source : Stop au Fondamentalisme