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Khoy Prison iranCSDHI - Une femme âgée de 80 ans a été fouettée au quartier général du pouvoir judiciaire de Khoy, dans le nord-ouest de l’Iran, puis elle a été immédiatement emmenée en prison en dépit de son état déplorable, a déclaré un groupe kurde de défense des droits humains.

Salbi Marandi a reçu 70 coups de fouet et était incapable de se déplacer après l'exécution de la peine de flagellation le 28 novembre. Elle a été emmenée à la prison de Khoy pour y purger une peine de huit mois de prison.

Selon le Réseau kurde de défense des droits humains, Salbi Marandi est la mère de Behrouz Zinal Nejad, décédé dans la prison de Khoy l'année dernière. Behrouz avait entamé une grève de la faim pour exiger une permission de sortie et il était mort cinq jours plus tard dans des circonstances suspectes. Les responsables de la prison de Khoy ont affirmé qu'il s'était suicidé.

Sa famille a rejeté les allégations de suicide après avoir vu son corps et s'est rendu au bureau du directeur de la prison. Les informations indiquent que le directeur de la prison et le juge de la prison ont réagi de manière inappropriée. Des disputes ont ensuite eu lieu entre la famille en deuil et les autorités de la prison et du matériel de bureau a été endommagé.

Après l'incident, le directeur de la prison et le juge ont porté plainte contre la famille et le tribunal de Khoy a condamné Salbi Marandi, sa mère âgée de 80 ans et sa fille Atefeh à 70 coups de fouet et à huit mois de prison, chacune.

A ce jour, Atefeh ne s’est pas présentée devant les tribunaux pour l'application de la peine.

La flagellation équivaut à de la torture.

La torture a été systématiquement pratiquée au cours des presque 40 ans de la République islamique d'Iran. C'est l'une des méthodes de survie les plus élémentaires du régime au bord de l'effondrement.

La flagellation, utilisée pour plus de 100 infractions en Iran, a été institutionnalisée par le régime des mollahs dans son code pénal islamique.

Source : Iran News Wire