Pin It

manifestants iranCSDHI - Un jeune homme arrêté lors des manifestations de novembre 2019 en Iran a été condamné à mort.

Siamak Moghimi a été arrêté en novembre 2019 par les agents de la garnison des pasdarans de Sarallah.

En février 2019, Siamak Moghimi Momeni a été jugé par la section 24 du tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Il a été condamné à 10 ans de prison pour « réunion et collusion », « propagande contre l'État » et « insulte à Khamenei et Rouhani ».

Un mois plus tard, les autorités lui ont dit qu'elles avaient fait une erreur et maintenant il est condamné à mort pour moharebeh (« inimitié contre Dieu »).

Les peines ont été prononcées par la chambre 2 du tribunal révolutionnaire de Shahriar, présidé par le juge Ramazani.

M. Moghimi est un travailleur qui a été arrêté lors des manifestations de novembre 2019 qui ont éclaté en réponse à une soudaine hausse du prix de l'essence.

Il rentrait chez lui après son travail lorsqu'il a été exposé au gaz lacrymogène, les autorités ayant eu recours à la violence contre les gens pour faire taire la dissidence.

Il a été arrêté et conduit au siège de la police de Shahriar. Il a ensuite été transféré au département du renseignement de Shahriar, où il a été battu pendant les interrogatoires.

Il a ensuite été emmené au pénitencier du Grand Téhéran.

Le canton de Shahriar était l'un des centres des manifestations dans la capitale de Téhéran.

A ce jour, le régime iranien n'a pas fourni de chiffres officiels sur les personnes tuées, blessées ou arrêtées lors de la répression meurtrière des protestations populaires par le régime des mollahs, à la mi-novembre sur l'augmentation du prix de l'essence. Cependant, le porte-parole de la Commission parlementaire de la sécurité nationale, Hossein Naqavi Hosseini, a donné une première estimation de 7 000 personnes arrêtées lors des manifestations du 15 novembre.

Selon des témoignages oculaires, des informations de médias officiels et des sources fiables en Iran, au moins 1 500 personnes ont été tuées au cours des six jours de manifestations dans plus de 144 villes.

Des milliers de personnes ont été blessées et arrêtées lors des manifestations, dont des enfants dès l'âge de 15 ans.

Les autorités judiciaires iraniennes ont jugé et prononcé des peines contre un certain nombre de manifestants arrêtés.

En février 2019, un tribunal de Téhéran a condamné à mort trois manifestants.

Les trois hommes qui s’appellent Amir Hossein Moradi, Saied Tamjidi et Mohammad Rajabi ont également été condamnés à 38 ans de prison et 222 coups de fouet par le tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Les trois hommes sont actuellement détenus dans la fameuse prison du Grand Téhéran, également connue sous le nom de Fashafuyeh.

Selon l'avocat de l'un des hommes, le juge Salavati les a accusés de « complicité pour avoir endommagé et incendié (des lieux publics) avec l'intention de contrer la République islamique d'Iran » lors de manifestations nationales en novembre 2019.

Salavati est connu pour les lourdes peines qu’il prononce contre les prisonniers politiques.

Source : Iran HRM