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inondations iranCSDHI - Dans la matinée du 23 mars, les médias publics ont rapporté que les inondations dans le sud de l'Iran avaient fait au moins trois victimes.

Trois autres personnes ont également été blessées et plusieurs ont été portées disparues.

Pendant ce temps, l'Organisation d'urgence de l'Iran avait annoncé que « ces derniers jours, compte tenu des inondations dans sept provinces, sept personnes sont mortes, neuf autres ont été blessées et deux personnes sont portées disparues. »

La mauvaise gestion du régime iranien a laissé les citoyens sans défense contre les catastrophes naturelles. Par exemple, les habitants du sud de l'Iran ont subi plusieurs catastrophes jusqu'à présent sans recevoir aucun soutien des mollahs au pouvoir. Chaque année, l’été, ils souffrent de la sécheresse, de l'affaissement des terres et de l'assèchement des rivières saisonnières, non seulement en raison du manque de pluie mais aussi à cause de la construction de barrages hors normes par les gardiens de la révolution (IRGC ou pasdarans) qui modifient complètement l'environnement de la région.

En janvier et février, ces personnes ont subi une terrible invasion de criquets qui a éliminé d'énormes parties de leurs terres agricoles. De nombreux pays, notamment les États du golfe Persique, le Pakistan, l'Inde et l'Afghanistan pourraient réduire les dommages grâce à des mesures de précaution. Cependant, le peuple iranien a été victime de l’indifférence et de l’incompétence du régime.

Et maintenant, de fortes pluies ont embourbé ces personnes dans une misère similaire à ce qu'elles ont connu à la même période l'année dernière. Fin mars 2019, l'Iran a été frappé par deux vagues d'inondations soudaines, l'une dans le nord du pays, dans la province du Golestan, et l'autre dans les régions du sud, notamment les provinces de Fars, du Lorestan, du Khouzistan et Hormozgan. Cependant, un an plus tard, les mêmes pluies saisonnières ont fait des dégâts et ont causé des pertes en vies humaines dans ces régions.

Statistiques choquantes sur les récentes inondations en Iran

Une dame de 32 ans avec sa fille de cinq ans est tombée dans les inondations à Bandar-Abbas et a perdu la vie. En outre, un homme de 58 ans est décédé dans la ville de Larestan parce que sa voiture était coincée dans les inondations.

De plus, trois personnes ont été blessées, dont deux à Bandar-Kangan, situé dans la province de Bushehr, et une autre à Darab, situé dans la province de Fars. Le 22 mars, les pluies se sont poursuivies dans les provinces de Hormozgan, de Fars, de Bushehr, du Sistan-Baloutchistan, ainsi que dans la province de Kerman.

En raison de l'inondation de la rivière Jagin dans le comté de Bashagard, dans la province d'Hormozgan, les routes reliant plus de 40 villages ont été bloquées. Il convient de rappeler que plus de 7 000 habitants vivent dans ces villages selon les statistiques officielles. De plus, les inondations ont causé des dommages et la fermeture de nombreuses routes rurales.

Dans la province de Lorestan, certaines parties des rues de la ville de Poldokhtar ont été submergées par les eaux et les inondations ont endommagé les maisons et les magasins des habitants. Les routes de communication entre les villages du comté de Papi sont tombées sous l'eau. En outre, plusieurs provinces du nord, dont le Khorasan du Nord, le Khorasan-e Razavi, le Golestan et Mazandaran, sont menacées d'inondations.

Dans les districts d'Asaluyeh et de Kangan, les inondations ont balayé plusieurs remorques et des propriétés appartenant aux installations pétrolières de Southern Pars.

En outre, les iraniens sont confrontés actuellement à l'apparition rapide du nouveau coronavirus dans tout le pays. Compte tenu de la poursuite des vols de Mahan Air, appartenant aux pasdarans, en provenance et à destination de la Chine, et de la non-quarantaine de la ville de Qom comme épicentre du virus en Iran, de nombreuses personnes ont soit contracté la maladie, soit un de leurs proches a attrapé le virus et y a peut-être succombé. Le 22 mars, le principal groupe d'opposition au régime des mollahs, l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK), a annoncé que le nombre de décès dus au coronavirus a dépassé 10 500 dans tout le pays, selon des sources dans les hôpitaux et les centres médicaux.

La mauvaise gestion et les politiques corrompues du régime iranien mettent en danger la vie, la santé et les biens des personnes. A cet égard, non seulement les mollahs n'ont pris aucune décision pour contrer les catastrophes naturelles ou préserver la vie et les biens de la population, mais ils ont abusé de toute possibilité de se remplir les poches avec les ressources nationales, ce qui a entraîné des conséquences irréparables pour le pays et la nation.

Le 22 mars, Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a exprimé ses condoléances au peuple touché par les inondations, en déclarant : « Mes condoléances à nos compatriotes bloqués dans neuf provinces iraniennes entourées par les inondations et les débordements des rivières. Mes condoléances aux familles des victimes du Larestan et de Bandar Abbas. »

« Comme dans le cas du #CoronaoutbreakIran, aucun secours ne pouvait être attendu du régime dépravé des mollahs. Les habitants de #Iran sont victimes d'incidents évitables », a-t-elle ajouté sur Twitter.

Source : INU