Pin It

inondations morts iranCSDHI - Des dizaines de personnes ont été tuées et blessées dans les terribles inondations qui se sont propagées dans 19 provinces iraniennes et ont causé des dégâts dans des régions déjà durement touchées par les 40 ans de négligence du gouvernement.

Les inondations ont touché des zones résidentielles et des fermes, ce qui affectera l'approvisionnement alimentaire, à Bushehr, Chahar Mahal & Bakhtiari, en Azerbaïdjan de l'Est, à Fars, au Golestan, à Gilan, à Hormozgan, à Kerman, dans la province de Khorasan-e Razavi, au Khouzistan, dans la province de Kohgiluyeh-et Bouyer-Ahmed, à Mazandaran, à Markazi (Centre), dans le Khorasan du Nord, le Khorasan du Sud, à Semnan, dans la province du Sistan-Baloutchistan, à Qazvin et à Qom.

Cette situation est particulièrement difficile car elle survient au moment même (et dans de nombreux endroits) où la pandémie de coronavirus submerge le système de santé et met un terme à l'économie déjà désastreuse.

La présidente de l'opposition iranienne, Maryam Radjavi, a exprimé ses condoléances à ceux qui ont perdu des êtres chers, des maisons et leurs moyens de subsistance à cause des inondations. Madame Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a appelé les régions voisines à se précipiter pour venir en aide aux victimes des inondations.

Le gouvernement iranien tente, comme d'habitude, de minimiser les inondations, le porte-parole de l'organisation d'urgence Mojtaba Khaledi affirmant dans une interview à l'agence de presse officielle ISNA que seules 11 provinces ont été touchées avec 12 morts et 21 blessés.

Mais d'autres responsables affirment que 130 villages, une ville et trois routes principales dans les provinces du sud sont entourés d'eau de crue, tandis que les responsables de la gestion des crises disent que la situation est critique dans cinq villes de la province du Sistan-Baloutchistan ; Qasre-Qand, Nikshahr, Chabahar, Kenarak, Dashtiari et Dolgan.

Selon les informations météorologiques, plus de 50 millimètres de pluie ont inondé cette province, causant des dommages estimés par les autorités locales à 401 milliards de rials (environ 2,2 millions d’euros).

Pendant ce temps, à Iranshahr, 11 ponts ont été détruits, la route de Bam est bloquée, et les eaux de crue à Borazjan s'infiltrent par-dessus les véhicules, tous les marchés étant fermés.

À Kerman, plus de 10000 hectares de terres agricoles sont inondés, avec des champs de blé, de tomate, de pastèque, de légumes et de fleurs détruits, ce qui a causé des dommages de 5 billions de rials (environ 27 millions d’euros) aux agriculteurs déjà démunis.

Tout comme pour la crise du coronavirus, les autorités ne sont pas disposées à faire face à ces catastrophes. Le gouvernement a l'argent pour mettre le pays en quarantaine, fournir de la nourriture, financer entièrement le système de santé, fournir des abris d'urgence et tout le reste. Mais ils ne le feront pas, car les mollahs ne voient rien de plus important que leur richesse et leur survie.

Source : Site anglais Iran Focus