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hijab iranCSDHI - Un responsable judiciaire iranien dans la province de Razavi Khorasan en Iran a annoncé qu'un nombre considérable de femmes à Mashhad avaient été convoquées et arrêtées pour avoir enlevé leur hijab (le voile obligatoire) sur des photos qu’elles ont publiées sur les réseaux sociaux.

Vali Ghanbari-Rad, adjoint au procureur public et révolutionnaire de Mashhad, capitale de la province de Razavi Khorasan, dans le nord-est de l'Iran, a déclaré qu'un grand nombre de femmes avaient été arrêtées pour avoir publié des photos d'elle « sans voile » sur Instagram, a rapporté l'agence de presse officielle IRNA, le 15 juin 2020.

L’adjoint du procureur public et révolutionnaire de Mashhad n'a pas précisé le nombre exact ou l'identité des personnes arrêtées parce qu’elles ont pris des photos après avoir enlevé le Hijab et les ont publiées sur Internet.

Ghanbari-Rad a décrit les photos comme « obscènes » et comme un encouragement à « l'indécence et la lubie sur Instagram ».

Certains des nombreux citoyens arrêtés ont été condamnés à des peines et envoyés en prison. Certains autres ont été libérés sous caution et leurs affaires renvoyées au pouvoir judiciaire pour décision.

Ghanbari-Rad a déclaré que certaines des femmes identifiées ont comparu devant le tribunal, exprimant des remords. Leurs peines ont été suspendues et ils devront suivre des cours « culturels », c'est-à-dire pour corriger leur comportement.

Les arrestations à Mashhad interviennent dans le sillage d’une annonce de l’adjoint social de la police FATA des forces de sécurité du régime, chargée de surveiller le cyberespace. Ramin Pashaii a déclaré : « Il n'y a pas de différence entre les délits dans le cyberespace et sur le terrain. Tous les cas qui perturbent l'opinion publique seront traités. »

« Supprimer le Hijab dans le cyberespace est l'une des subdivisions des comportements anormaux considérés comme une infraction », a ajouté Pasha’ii.

L'article 3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme stipule "Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne."

L'article 13 de la déclaration réitère : "Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles ingérences ou attaques".

Le régime iranien continue à intervenir dans tous les détails de la vie du peuple iranien, en violation de la Déclaration universelle des droits humains.

Source : Iran HRM