Pin It

Iran Focus, Téhéran, 4 juillet - Un étudiant est mort de ses blessures après s'être immolé. Il avait eu il y a quelques temps une altercation avec un responsable du personnel de l'université, ce qui avait déclenché une série de manifestations étudiantes.

Djafar Khalilian, en dernière année d'ingénieur à l'université de Salmas, dans l'ouest de l'Iran, est grimpé au sommet du château d'eau de l'université, s'est enflammé et a sauté du haut de la tour quelques instants plus tard.

Pin It

Iran Focus, Téhéran, 2 juillet - Sous le coup de la loi du talion, Vahid, un homme de 28 ans, va se faire arracher les deux yeux par une opération chirurgicale. Il y a peu de temps de cela, Iran Focus donnait la nouvelle effroyable d'une condamnation à un châtiment cruel comme il en existe dans l'Iran intégriste. Le verdict avait été confirmé par la cour suprême et il ne restait plus qu'à décider des modalités : les yeux seront-ils brûlés ou arrachés ? La cour a penché pour l'opération chirurgicale pour aveugler cet homme. Le verdict sera exécuté sous peu.

Les faits avaient été relatés dans le journal Etemad du 9 juin dernier. En 1993, le condamné, Vahid, qui avait à l'époque 16 ans, travaillait comme ouvrier sur une place de Téhéran. Il s'était disputé avec un autre ouvrier de son âge pour un problème sur le chantier. Dans un geste d'emportement, il avait saisi un flacon d'acide pour menacer son camarade Gholam Hossein. Il n'avait pas vu que le flacon était ouvert. L'acide avait été projeté sur le visage de l'adolescent, qui avait perdu les deux yeux.

 

Pin It

ImageIran Focus, Téhéran, 24 juin - Les forces de sécurité de l'Etat ont effectué un descente chez un étudiant dans la capitale hier et l'ont arrêté 24 heures avant le début du second tour de l'élection présidentielle.

Les agents ont attaqué le domicile de Kianouch Sandjari et l'ont emmené vers une destination inconnue selon le Comité étudiant pour la défense des prisonniers politiques.

 

Pin It

ImageIran Focus, Téhéran, 16 juin - Au moins dix personnes ont été arrêtées mardi après-midi par la milice paramilitaire pour avoir pris part à un sit-in devant la Prison d'Evine à Téhéran.

Les protestataires s'étaient rassemblés pour déclarer leur soutien aux prisonniers politiques actuellement en grève de la faim à Evine. Cette prison a été construite sous le chah comme un centre carcéral moderne pour prisonniers politiques, mais elle est devenue sous la théocratie islamiste le goulag le plus redouté et le lieu d'innombrables exécutions.

 

Pin It

ImageAFP, Téhéran, 11 juin - Le journaliste Akbar Ganji, figure emblématique de la dissidence iranienne, est retourné samedi matin en prison à Téhéran, où il doit recommencer une grève de la faim, a rapporté l'agence estudiantine Isna.
M. Ganji, qui a donc vainement réclamé la prolongation de sa permission de sortie, a été salué par des familles de prisonniers politiques rassemblées devant la prison d'Evine, dans le nord de la capitale.
Celui qui est le journaliste emprisonné depuis le plus longtemps en Iran et dont on était sans nouvelle depuis mardi avait démenti vendredi être en fuite, comme l'affirmait le procureur général de Téhéran. Il avait dit son intention de retourner de lui-même en prison et d'y reprendre une grève de la faim. 
 

Pin It

ImageIran Focus, Téhéran, 7 juin - Les prisonniers politiques de la funeste prison d'Evine dans la capitale ont annoncé dans un communiqué commun qu'ils allaient se mettre en grève de la faim pour protester contre « la farce électorale non démocratique » du 17 juin prochain et « l'absence de respect des droits de l'homme en Iran ».

Les prisonniers politiques ont affirmé qu'ils défendaient le « droit à la liberté d'expression », « le droit à la liberté d'écrire », « le droit à la liberté d'opinion » et qu'ils demandaient « la libération de tous les prisonniers politiques sans la moindre condition ».

Ils ont annoncé qu'ils seront en grève du 10 juin au 9 juillet. Les détenus d'opinion ont appelé à un boycott général des élections et invité les prisonniers politiques dans le reste du pays à se joindre à leur mouvement.

 

Pin It

ImageIran Focus, Téhéran, 4 juin - Mojtaba Sami'i Nejad, auteur du blog « Moi non plus » a été condamné à deux ans de prison par la 13e chambre de tribunal révolutionnaire, accusé d'insulte au guide suprême.

Sami'i Nejad a indiqué qu'il y avait seize chefs d'inculpation dans son dossier mais que seul celui-là a été retenu. Il a décidé de faire appel.

Rappelons que Sami'i Nejad, a été emprisonné il y a sept mois pour avoir publié dans son blog des articles critiquant le pouvoir. Il est actuellement incarcéré à la prison de Ghezel Hessar, dans le quartier des droits communs. Cette prison est située à Karadj, en banlieue de Téhéran.

 

Pin It

ImageIran Focus, Téhéran, 3 juin - Dans le cadre de sa campagne électorale, le général des pasdaran Ghalibaf, candidat à la présidentielle, s'est rendu ce mercredi 1er juin dans la ville d'Ilam, dans l'ouest du pays. Il devait en effet y prononcer un discours à la mosquée sur la situation sociale dans cette province déshéritée de l'Iran et de la paix aux frontières.

L'auditoire était formé principalement de gardiens de la révolution. Les opposants de Ghalibaf, qui a également dirigé les forces de sécurité de l'Etat, étaient peu nombreux. Pour éviter que les protestations ne prennent corps dans le reste du public, ils ont été expulsés de la mosquée.

Pin It

ImageIran Focus, Téhéran, 4 juin - La campagne électorale en Iran est une mine d'informations. Depuis quelques jours les c'est à celui qui fera le plus de révélations sur la situation du pays ou des opérations extraterritoriales. C'est ainsi que l'ancien président du Majlis (parlement) Karroubi reconnaissait le rôle de Téhéran dans les émeutes de La Mecque en 1987. Ghalibaf, autre candidat, confirmait que la corruption rampante dans le pays atteignait les sommets de l'Etat.

Cette fois, c'est une pierre dans la mare sociale qu'il jette. Ghalibaf, général des gardiens de la révolution, vient d'affirmer qu'il y a 20 millions de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté en Iran.

 

Pin It

ImageIran Focus, 31 mai - Le colonel Hamid Reza Pourmand, colonel de la marine iranienne qui a été transféré il y a quelques jours de la prison d'Evine à Téhéran à celle de Bouchehr dans le sud-ouest de l'Iran pour y être jugé a retrouvé sa sinistre cellule dans la capitale.

Converti au christianisme, ce colonel a été arrêté pour apostasie et devait être jugé pour ce qui est un délit majeur aux yeux de la théocratie en place, passible de la peine de mort. Cependant par crainte des pressions internationales, le tribunal de Bouchehr a finalement écarté cette accusation.