Non Aux Exécutions

La Peine de Mort en Iran : Un Instrument de Terreur Politique

En Iran, la peine de mort n’est pas un acte de justice. C’est un outil de survie pour une théocratie en guerre contre son propre peuple.

Le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) a fait de l’abolition de la peine de mort l’une de ses causes prioritaires. Loin d’être une mesure punitive classique, les exécutions en Iran sont utilisées de manière systématique pour étouffer toute dissidence, instiller la peur et prévenir l’inéluctable changement démocratique.

Oui à la vie, oui à la justice, oui à la compassion, oui à la solidarité entre tous les peuples. Nous levons nos voix pour ceux qui ne peuvent pas parler, pour ceux qui ont été oubliés, pour ceux dont les droits ont été niés. Et nous proclamons, avec force et courage, que la violence ne triomphera jamais de l’humanité, que l’amour et la justice sont plus puissants que la peur, et que nous continuerons à dire non, toujours, à tout ce qui nie notre humanité commune.

Une Histoire Sanglante : De la Dictature Monarchique à la Tyrannie Religieuse

L’histoire politique de l’Iran moderne est marquée par la répression sanglante de l’opposition. Sous le règne du Shah, les exécutions politiques existaient déjà, ciblant les intellectuels, les leaders révolutionnaires et les opposants au régime monarchique. Cependant, l’avènement de la République islamique en 1979 a transformé cette pratique en une industrie de la mort à l’échelle industrielle.

Dès la prise de pouvoir de Rouhollah Khomeini, les tribunaux révolutionnaires ont procédé à des exécutions sommaires massives. Kurdes, minorités religieuses et membres de l’opposition démocratique, en particulier l’OMPI (Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran), ont été les premières victimes d’un système judiciaire dépourvu de toute légalité internationale.

Entre 1979 et 1982, des estimations font état de plus de 8 000 exécutions, ciblant non seulement les élites passées, mais aussi les minorités ethniques, les dissidents politiques et les groupes d’opposition. Khomeini, avec ses fatwas intransigeantes, institutionnalisa la peine de mort comme outil de purification idéologique, transformant les prisons en antichambres de la mort.

Le Massacre de 1988 : Un Crime Contre l'Humanité

Le point culminant de cette barbarie fut atteint lors de l’été 1988. Sur la base d’une fatwa émise par Khomeini, le régime a mis en place des « Commissions de la Mort » à travers tout le pays. En l’espace de quelques mois, 30 000 prisonniers politiques, dont l’immense majorité appartenait à l’OMPI, ont été envoyés à la potence après des procès ne durant parfois que quelques minutes. La plupart des victimes étaient des membres du MEK et d’autres opposants, enterrés dans des fosses communes secrètes disséminées dans 36 villes iraniennes. Des noms de 5 049 martyrs ont été documentés, mais le vrai bilan, qualifié de crime contre l’humanité et de génocide par des résolutions onusiennes et des rapports internationaux, reste un vide béant dans les cœurs des survivants.

Ce massacre, longtemps dissimulé, est aujourd’hui reconnu par les experts internationaux. Le professeur Javaid Rehman, rapporteur spécial de l’ONU, a qualifié ces événements de « crime contre l’humanité » et de « génocide », soulignant qu’il existe des preuves considérables que ces actes inhumains ont été perpétrés dans une intention génocidaire.

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2019 - 2025 : La Machine à Tuer s'Accélère

Ces dernières années, face à la montée des soulèvements populaires, le régime a intensifié son recours à la peine capitale.

  • Le soulèvement de 2019 : La répression brutale des manifestations de novembre 2019 a laissé place à une vague d’arrestations et de condamnations à mort visant à terroriser la jeunesse.

  • Le tournant de 2022 : Suite au soulèvement national, des milliers de manifestants ont été arrêtés. Le régime a utilisé la potence pour tenter de briser l’élan révolutionnaire porté par le slogan « Femmes, Résistance, Liberté ».

  • L’escalade de 2025 : La situation actuelle est critique. Selon les source credibles, les autorités iraniennes ont exécuté vers 2 200 personnes pendent d’année 2025. Cette tendance alarmante s’est intensifiée après l’entrée en fonction du nouveau président du régime.

Toute exécution effectuée sous la théocratie au pouvoir doit être reconnue pour ce qu’elle est : un acte de nature politique visant à empêcher l’éclatement potentiel de nouveaux soulèvements.

La Campagne « Mardis contre les exécutions » et la Résistance dans les Prisons

Face à cette barbarie, la résistance s’organise, même derrière les barreaux. Depuis le début de l’année 2024, une campagne courageuse a vu le jour : les prisonniers politiques de 20 prisons iraniennes mènent une grève de la faim tous les mardis.

Cette campagne, baptisée « Mardis contre les exécutions », vise à attirer l’attention du monde et à exiger l’arrêt immédiat de la peine de mort. C’est un acte de défiance extraordinaire de la part d’hommes et de femmes dont la vie est menacée à chaque instant.

La Mobilisation du CSDHI et l'Appel des Maires de France : « Non aux Exécutions »

Le CSDHI travaille sans relâche pour porter la voix de ces condamnés auprès des instances françaises et internationales. Nous organisons des conférences, des expositions et des campagnes de plaidoyer pour briser le silence.

Récemment, cette mobilisation a reçu un soutien historique. Plus de 1 500 maires et élus français ont signé un appel solennel contre les exécutions en Iran, via le Comité des Maires de France pour un Iran Démocratique (CMFID).

Notre Engagement
Le CSDHI continuera de se battre tant que la peine de mort subsistera en Iran. Nous croyons en un Iran libre, démocratique et laïque, où nul ne sera persécuté pour ses opinions.

Nous soutenons sans réserve la vision d’un Iran débarrassé de la peine capitale, telle que défendue par le Conseil National de la Résistance Iranienne.

Rejoignez notre combat. Dites NON aux exécutions.