Publié le : 3rd septembre 2020
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La police anti-émeute disperse les manifestants en novembre 2019

CSDHI – Amnesty International a accusé le gouvernement iranien de superviser une campagne de violations des droits humains lors de la répression, l’année dernière, des manifestations nationales déclenchées par la flambée des prix du carburant.

Recours à la torture, au viol et autres mauvais traitements

Le groupe de défense des droits humains a déclaré dans un document publié mercredi que l’Iran avait eu recours à la torture, au viol et à « d’autres mauvais traitements » contre les personnes impliquées dans les troubles de novembre 2019 qui ont secoué la République islamique.

L’Iran a arrêté des milliers de personnes dont des enfants

Les responsables iraniens ont déclaré qu’environ 200 000 personnes ont participé aux manifestations. De son côté, le président du comité de sécurité du Parlement a estimé qu’au moins 7 000 personnes ont été arrêtées. Et les groupes de défense des droits ont déclaré que le nombre de détenus se comptait en milliers.

D’après le compte-rendu d’AI, des enfants de 10 ans à peine figuraient parmi les manifestants pacifiques arrêtés. L’ONG a cité des témoignages crédibles de témoins : des parents de victimes, des vidéos vérifiées et des militants des droits humains. Le système judiciaire a déclaré en janvier 2020 que la plupart des personnes arrêtées avaient été libérées.

Combien d’enfants, d’adultes abattus par l’Iran ?

Selon AI, les forces de sécurité iraniennes ont tué 304 enfants, des femmes et des hommes pendant les manifestations. Toutefois, le nombre réel de morts était probablement « beaucoup plus élevé ».

D’après les autorités iraniennes, 225 personnes ont été tuées. Du reste, des membres des forces de sécurité figuraient parmi les victimes. L’agence de presse Reuters a rapporté en décembre 2019 que selon les responsables iraniens, il y avait eu 1 500 morts.

Des procédures judiciaires inéquitables

Selon AI, les détenus ont dû faire face à des « procédures judiciaires inéquitables », car les autorités iraniennes les ont torturés pour obtenir des aveux par la force. Par ailleurs, ils ont été privés d’accès à une représentation juridique. Des dizaines de manifestants ont été condamnés à de longues peines de prison.

Les autorités iraniennes n’ont pas immédiatement répondu aux allégations d’Amnesty.

Les protestations contre les hausses des prix du carburant ont évolué en une campagne largement politique. En effet, des milliers de manifestants ont appelé à l’éviction des hauts responsables du gouvernement. Ils étaient principalement issus de la classe ouvrière.

Source : VOA

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